Inégalités et marchandisation
par Julia Posca, le 21 mai 2013 dans la catégorie Économie financière
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par Julia Posca, le 21 mai 2013 dans la catégorie Économie financière
par Julia Posca, le 13 mai 2013 dans la catégorie Économie financière
par Julia Posca, le 6 mai 2013 dans la catégorie Économie financière
par Guillaume Hébert, le 9 janvier 2013 dans la catégorie Économie financière
La crise en Europe n’est pas qu’une calamité pour les investisseurs et les « super riches ». Le cas du Portugal est à cet effet révélateur. À l’heure où la population de ce pays est affectée gravement par d’intenses mesures d’austérité, quelques vieux routiers du capitalisme financier de ce pays récoltent les fruits de l’effort collectif.
Ainsi, les sept plus grandes fortunes du pays ont augmenté de 13% durant l’année 2012. (Lire la suite…)
par Julia Posca, le 5 décembre 2012 dans la catégorie Économie financière
Dans une brochure publiée le mois dernier, l’IRIS attirait l’attention sur le pouvoir qu’ont acquis les agences de notation au cours des 20 dernières années, en soulignant que ce pouvoir donnait la mesure de la toute-puissance des marchés financiers dans le contexte économique actuel. L’actualité nous offre une autre démonstration des effets pervers de cette toute-puissance sur l’économie réelle et la souveraineté des États.
par Julia Posca, le 9 août 2012 dans la catégorie Économie financière
La crise dans la zone euro s’étire et les signes d’embellie se font plutôt rares. Ce qui était d’abord une crise des dettes souveraines s’est rapidement transformé en crise sociale. En Espagne et en Grèce, deux pays particulièrement affectés par la crise, le taux de chômage atteint des niveaux catastrophiques (respectivement 24,8% en juin 2012 et 22,5% en mai 2012), les services publics sont démantelés, des familles perdent leur logement. Même la culture, selon la communauté artistique espagnole, est menacée par le régime de minceur que s’impose le gouvernement.
Évidemment, les risques pèsent sur l’ensemble des pays de la région étant donné l’union monétaire qui lie une majorité d’entre eux. Le spectre toujours présent d’un défaut de paiement de la Grèce continue par exemple de hanter les dirigeants européens, qui ne partagent pas toujours les mêmes vues sur la voie à emprunter pour sortir de l’impasse.
Parmi les solutions envisagées, deux positions dominent. La première avenue est celle de l’austérité budgétaire. Les pays européens doivent diminuer le poids de leur endettement s’ils souhaitent retrouver la voie de la croissance. Les agences de notation, qui évaluent la « performance financière » des États, prônent la plupart du temps cette solution, tel qu’en fait foi la décision récente de Standard and Poor’s de ne pas abaisser la cote de crédit de l’Espagne en reconnaissance de ces efforts de « réformes fiscales et structurelles ». (Lire la suite…)
par Louis Gaudreau, le 9 juillet 2012 dans la catégorie Économie financière
Depuis le déclenchement de la crise mondiale de la fin des années 2000, le gouvernement fédéral ne tarit pas d’éloges à l’endroit du système financier canadien dont la solidité aurait permis aux banques de traverser cette période difficile sans le support de l’État. Cette affirmation ne pourrait être plus fausse. Comme on peut le lire dans une étude récemment publiée par le Centre canadien de politiques alternatives, les grandes banques canadiennes ont, entre 2008 et 2010, puisé des dizaines de milliards de dollars (114 pour être plus précis) dans différents programmes publics destinés à leur venir en aide. Parmi ceux-ci, le Programme d’achat de prêts hypothécaires assurés (PAPHA) a joui d’une popularité toute particulière. Contrairement aux autres qui permettaient aux institutions financières d’avoir accès à du crédit des banques centrales américaine et canadienne, celui-ci leur offrait des injections directes de liquidités. En plus d’aider le secteur bancaire à maintenir ses larges marges de profit, le PAPHA a également entretenu une forte croissance immobilière qui, comme nous le soulignions dans notre récente mise à jour sur la question du logement, comporte d’importants risques autant pour l’économie que les ménages canadiens. (Lire la suite…)
par Ties Olivier Schelfhout, le 4 juin 2012 dans la catégorie Économie financière
Tenter d’identifier les acteurs centraux qui prennent en charge la crise de la zone euro ressemble à chercher une aiguille dans une botte de foin : un nombre infini d’institutions et de pays plus ou moins puissants sont en apparence responsables du sauvetage de l’Union économique et monétaire en Europe. Aucune institution n’est toutefois plus importante que la Banque centrale européenne (BCE). En partenariat avec les banques centrales nationales de la zone euro – qui forment par ailleurs son conseil de gouvernance, « l’Eurosystème » – la BCE est à l’origine des récentes injections de liquidités aux banques ayant permis l’achat de dette souveraine et, ce faisant, ayant préservé pour le moment l’essence du projet européen. (Lire la suite…)
par Simon Tremblay-Pepin, le 26 décembre 2011 dans la catégorie Économie financière
Le magazine Time a décrété que la personnalité de l’année 2011 était le protester (le manifestant) . La page couverture du magazine est on ne peut plus claire, on y évoque les manifestant-es de Wall Street, du printemps arabe, de la Grèce et de Moscou. Dans son édition du week-end des fêtes, Le Devoir allait dans le même sens en nommant « l’Indigné » comme personnalité de l’année. Le texte du Time nous prévient que s’il y a des manifestant-es depuis des lunes, ceux de cette année ont une toute autre efficacité et, en plus, n’ont pas les mêmes référents idéologiques :
All over the world they are criticized by old-schoolers for lacking prefab ideological consistency, which the protesters in turn see as a feature rather than a bug. Miral Brinjy, a 27-year-old blogger and TV-news producer who grew up in Saudi Arabia and arrived in Tahrir Square on the first day of protests 11 months ago, doesn’t presume to have a precise picture of the new Egyptian government and society she envisions, but as she told me in Cairo last month, « I know what I don’t want. »
par Éric Pineault, le 9 novembre 2011 dans la catégorie Économie financière
C’est dans l’esprit d’un nécessaire dialogue social et citoyen qu’on aurait pu accueillir avec intérêt la proposition de réinscrire dans le cursus du secondaire une formation d’initiation à l’économie et aux questions économiques. Or, c’est avec stupeur que l’on a appris dans Le Devoir que le projet d’une nouvelle formation est soumis par des acteurs de la communauté financière, ceux-là même qui, non seulement profitent du surendettement des ménages canadiens et québécois, mais la cultivent activement à travers l’innovation constante dans l’offre de produits d’endettement, par l’investissement important dans la publicisation de ces produits auprès de toutes les catégories d’âge, des adolescents jusqu’aux retraités, et par l’innovation dans les technique de conversion de ces créances fait aux ménages en titres financiers complexes. La formation que le groupe dirigé par le président pour le Québec du groupe BMO veut proposer au ministère de l’éducation n’a pas pour contenu l’économie, mais bien la finance et ce d’un point de vue pratique, c’est-à-dire qu’il ce programme se présente comme une initiation à l’utilisation raisonnée des produits financiers d’endettement et d’épargne ainsi qu’à la planification financière. (Lire la suite…)