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Publié le 28 novembre 2011

par Jim Stanford, dans la catégorie Revenus

16 commentaires

L’IRIS lance aujourd’hui une brève série hebdomadaire de textes sur les inégalités de revenus. Celle-ci prendra fin à l’arrivée du temps des fêtes.

Alors que s’amorçaient les occupations de Bay Street à Toronto à la mi-octobre, le magazine Canadian Business a publié sa liste annuelle des 100 personnes les plus riches au Canada. Avec une petite pensée pour ceux qui manifestent en faveur du 99%, parcourons ensemble les détails sordides des ultras-riches canadiens.

Même s’il n’y avait pas déjà une vague d’indignation contre les excès et les privilèges des plus riches, ce seul numéro de Canadian Business suffirait amplement à provoquer la révolte. Cette livraison est à ce point désinvolte et acritique dans son compte-rendu des merveilles de la richesse, que l’on se demande si les rédacteurs de Canadian Business ont conscience de la façon dont vivent réellement la plupart des êtres humains.

Notons par exemple cet encart spécial sur les dernières tendances de consommation des super-riches. On évoque leur penchant pour des dépenses ostentatoires telles que l’achat de villes entières (comme l’achat récent de Buckskin au Colorado par les infâmes Frères Koch), ou les yachts de plus de 200 pieds de longueur, les « gigayachts » (qui se distinguent des banals « superyachts » de jadis).

Quelques pages plus loin, un texte carrément offensant: un article encadré d’un fini faux-bois très chic et qui porte sur les avantages de la mise en place de votre propre « bureau de famille ». Les riches,semble-t-il, ont besoin d’un «directeur financier familial» pour gérer tous leurs avoirs et investissements. «Prendre soin de sa richesse est une entreprise en soi », écrit le journaliste ébahit. C’est pourquoi vous avez besoin d’une « équipe de direction personnelle » bien garnie pour garder un œil sur tous ces zéros (Après tout, ces gens ne font pas que collectionner les coupons-rabais…).

Bien sûr, il n’y a pas que ce magazine obséquieux qui idéalise inconditionnellement la richesse privée et les privilégiés. La culture néolibérale est imprégnée de cette célébration. En fait, d’une certaine manière, ce genre de numéro spécial reflète le sens profond de notre économie délirante. Prenons, par exemple, la une de la section Affaires du Globe and Mail du 14 octobre dernier: « Alors que l’économie stagne, les ventes de voitures luxueuses explosent». C’est vrai, les ventes de voitures de luxe sont en forte hausse. Rien à redire sur la véracité du travail journalistique effectué. Cela dit, sans l’entrain de Canadian Business, le Globe se fait quand même la courroie de transmission de la norme plutocratique.

Passons maintenant à l’attraction principale: le classement de Canadian Business des 100 Canadiens les plus riches. La liste estime la richesse financière actuelle de chacun et ajoute quelques clins d’œil flatteurs à leur sujet: leur meilleure affaire, leurs tentatives d’influences les plus réussies, leur geste le plus courageux, leur plus grande démonstration de bonté (ie. leurs dons de bienfaisance).

En effet, les écrits flagorneurs du magazine sur les activités caritatives des milliardaires sont particulièrement exaspérants par leur absence de perspective sur le contraste entre les privilèges de ce petit groupe d’individus et les besoins énormes de la vaste majorité de la population. Prenons un seul exemple: Canadian Business applaudit chaleureusement Hal Jackman pour avoir établi une fondation familiale qui a donné 13 millions de dollars sur deux décennies aux organismes œuvrant en art et en éducation. Comparé à ses 1,06 milliard de dollars de richesse, les dons de sa fondation représentent 0,06% de son avoir. (Je ne doute pas que M. Jackman, philanthrope reconnu, donne bien plus que ce montant à un large éventail d’autres causes, toutes essentielles… mais je me contente ici d’utiliser les données mises de l’avant par le magazine)

Si j’appliquais le même «ratio de charité » à mes modestes avoirs net, je contribuerais à des œuvres charitable pour un total de 75 $ par année (en fait, j’en donne 50 fois plus). Une mère célibataire dépensière qui brûle 2 $ pour une tablette de chocolat pour participer à la levée de fond de l’école de son enfant a donné au système d’éducation une plus grande part de sa richesse que M. Jackman ne l’a fait. Étrangement, on attend toujours les articles de Canadian Business pour nous féliciter pour notre générosité. L’aveuglement total des médias (sans mentionner les bénéficiaires de cette bonté eux-mêmes) pour le contexte social de la charité des milliardaires donne à leur style de vie un doux parfum d’humanisme et de bienveillance. Pourtant, ces dons ne justifient en rien les inégalités profondes et douloureuses qui transforment notre société.

D’où l’importance d’occuper Wall-Street.

OK, passons aux chiffres. Après tout, c’est bien pour plonger dans toutes ces données financières à propos des super-riches que nous payons le 6,95 $ plus taxes exigé pour ce numéro spécial de Canadian Business. Je vais me limiter à ceux dont on doit mesurer la richesse à l’aide de 10 chiffres, soit les milliardaires.

- Il y a 61 milliardaires canadiens sur la liste. Cela représente moins de 0,0002% de la population nationale (beaucoup moins que le 1% ciblés par les manifestants).

- Leur richesse combinée totalise 162 G$. C’est environ 5 fois plus grand que le déficit fédéral en 2010 (qu’on estime à 33,4 milliards de dollars pour l’exercice 2010-11).

- Ces 61 personnes possèdent environ 6% de toute la richesse personnelle au Canada (qui représente quelque 2,8 billions [un billion est équivalent à mille milliards] de dollars en 2010). En revanche, le 50% le moins riche des Canadiens détient environ 3% de toute la richesse personnelle, selon la plus récente enquête sur la répartition des richesses (qui a été menée en 2005). Ces 61 personnes détiennent donc ensemble deux fois plus de richesse que 17 millions de Canadiens. (Source: Statistique Canada. Tableau CANSIM 378-0051, et No 75-001 – Décembre 2006).

- Presque la moitié des milliardaires vivent en Ontario. Voilà qui jette une lumière différente sur le nouveau statut de l’Ontario au sein du Canada comme une province « pauvre » profitant des transferts de péréquation.

- La richesse du milliardaire moyen (à partir des 61, non pondéré) a progressé de 8,4% dans la dernière année. C’est trois fois plus rapide que l’augmentation de 2,5% du salaire horaire moyen des travailleurs canadiens en 2010. (Source: Statistique Canada. Tableau CANSIM 281-0030)

- La richesse moyenne des milliardaires a augmenté (sur une base pondérée) d’un peu moins de 100 M$ l’année dernière. En revanche, la richesse moyenne des ménages canadiens a augmenté de 524 $ en 2010. (Source: Calculé à partir de Statistique Canada, Tableau CANSIM 378-0051) Ainsi, alors que le milliardaire moyen s’enrichissait de 100 M$ en 2010, le Canadien moyen lui gagnait 524 $ de plus. (Rappelons qu’il s’agit d’une moyenne nationale, qui est indûment tirée vers le haut par les énormes gains à l’extrémité supérieure. Nous aurions besoin d’une ventilation plus détaillée afin d’estimer comment le Canadien type s’en tire.)

- Le grand gagnant de la liste de Canadian Business cette année est Chip Wilson, propriétaire de Lululemon, dont la richesse a plus que doublé (pour atteindre 2,85 G$). Le plus grand « perdant » (si vous pouvez être un «perdant» dans un club de milliardaires!) était Jim Balsillie de RIM, dont la richesse (composé principalement d’actions de RIM) a plongé de 39% dans l’année, à 1,11 milliards de dollars (compte tenu des événements récents, malheureusement, on peut compter qu’il ne sera plus sur cette liste l’an prochain).

- Il faudrait 8,7 millions d’années à travailler au salaire minimum actuel de l’Ontario (10,25 $ l’heure) afin de produire les 162 G$ que représentent la richesse combinée des 61 milliardaires.

Voilà qui nous encourage à continuer d’appuyer ceux qui occupent les places financières du monde entier pour exiger une autre économie…

Traduction Simon Tremblay-Pepin avec la collaboration de Guillaume Hébert.
Texte original: http://www.progressive-economics.ca/2011/10/14/canadas-billionaires/

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  1. Mario Jodoin dit :

    « Une mère célibataire dépensière qui brûle 2 $ pour une tablette de chocolat pour participer à la levée de fond de l’école de son enfant a donné au système d’éducation une plus grande part de sa richesse que M. Jackman ne l’a fait»

    Il faut aussi noter que le «don» de 13 millions de dollars de Hal Jackman lui a donné «droit» à un crédit d’impôt d’au moins 50 % (certains de ces dons obtiennent parfois des taux de déduction plus élevés), mais pas celui de 2 $ de la mère célibataire!

  2. Gilles P dit :

    « comme l’achat récent de Buckskin au Colorado par les infâmes Frères Koch »

    Bien sur, une mise en situation adéquate nous révélerait que cette ville est un village fantôme inhabité.

    J’aime bien les textes de l’IRIS, mais celui-ci est particulièrement haineux et bien portant en sophisme.

    • eric désormeaux dit :

      Pour moi, vous évacuez totalement le fondement de la problématique (achat de Buckskin par les frères Koch). En effet, le problème se pose en regard qu’il n’y a jamais de fin à la soif de pouvoir des riches. Jusqu’où ira le droit de propriété ? La compagnie Monsanto, cela vous dit quelque chose!! De plus, vouz indiquez que Buckskin est un village fantôme inhabité. Pensez-vous vraiment que les frères Koch ont fait cet achat par altruisme ? Moi, je ne crois pas. En terminant, je trouve fascinant de constater qu’un texte émanant d’un courant de  »gauche » est qualifié de haineux comportant plusieurs sophismes alors qu’un texte provenanr d’un courant de  »droite » est toujours basé sur une rectitude intellectuelle !!!

  3. fdl dit :

    Fascinant, mais l’article n’explique pas au lecteur pourquoi il devrait être offensé par la richesse, même extrême, de quelqu’un d’autre. Ce milliardaire a-t-il brimé la loi ou les droits du public en amassant son immense fortune ? Peut-être, mais ce serait le cas de le dire et de le prouver.

    Pour l’instant, l’article (à l’instar du site entier) semble présupposer une quelconque immoralité derrière le seul fait d’être riche ou de connaître du succès. C’est un saut intellectuel que certains sont prêts à faire, mais qui mérite néanmoins une justification plus valable que la morale chrétienne de charité.

    Vous semblez proposer que Monsieur Milliardaire soit taxé plus qu’actuellement, mais dans ce cas qu’est-ce qui l’empêcherait de se barrer avec son fric dans un pays qui le taxerait moins ? C’est pas difficile de le faire. Et si on taxe davantage ses activités industriels, il peut faire la même chose, ou pire, il peut décider d’arrêter toutes ses activités commerciales et en ce faisant éliminer je ne sais combien d’emplois.

    Vous avez peur, il me semble, d’aller au bout de votre logique. Si vous voulez que l’État prenne la place de l’entrepreneuriat privé, dites-le. Si vous voulez que la production coopérative soit privilégiée, dites-le. Ayez le courage de présenter les éventuels effets pervers des politiques économiques que vous prônez (qui sont lesquelles, d’ailleurs)?

    Bref, vous voulez dire que les inégalités sont mauvaises et sont un problème, mais vous ne justifiez pas cette supposition d’aucune façon, ni philosophiquement ni pragmatiquement. Vous laissez entendre qu’il y aurait lieu de rectifier ce problème, mais sans donner aucun exemple concret d’une éventuelle solution et encore moins d’exemples des éventuels effets pervers de telles solutions.

    • eric désormeaux dit :

      votre texte comporte des effluves de l’institut économique de Montréal et de l’institut Fraser. Pour moi, votre schème d’analyse est très dangereux pour la classe moyenne dont je fais partie. Vous brandissez le spectre que des compagnies pourraient quitter sous des cieux plus cléments fiscalement. À titre d’exemple, prenons le secteur d’activité minier. À ce que je sache, il est actuellement impossible pour une compagnie de quitter avec le sous sol si elle ne le traite pas sur place, alors où est le problème !!

    • Claude St-Pierre dit :

      Ça c’est du sophisme! À croire que les tenants de l’ultralibéralisme cherchent à investir dans le discrédit de l’IRIS. Aucune autre démonstration que les chiffres mentionnés n’est nécessaire, à mon avis. Pour ce qui est des solutions « alternatives » à une économie de marché qui gaspille les ressources et brise les solidarités, le tissus social et l’intelligence d’un débat d’idée, ben faudra vous forcer un peu, elles sont nombreuses et fort bien documentées!

  4. GouGou-Gaga dit :

    Les effets pervers de quoi monsieur fdl? Quand plus de la moitié de la planète vit dans la pauvreté et se cherche quelque chose à manger. Si vous voulez la base philosophique, lisez donc Proudhon, « la propriété c’est le vol », ça n’a jamais été réfuté. On doit le comprendre « la propriété c’est le vol! », c’est aussi simple que cela, arrêtons de chercher plus loin.. Notre société est bâti sur ce principe et c’est pourquoi elle s’écroule et elle détruit tout. Je suis alarmiste/fou peut-être irationnelle? Au contraire, je comprends mal les gens qui persistent à s’accrocher à une idéologie bidon qui ne fera pas plus de 300 ans dans l’histoire de l’humanité. Au lieu de critiquer ceux qui dénoncent apportez leur donc des arguments.. À moins que vous n’en ayez pas non plus!

    • Geeho dit :

      Donc Proudhon est la vérité vraie. Intéressant.

      Mais pour ceux qui cherche plus loin, toujours plus loin parce que la vie, le monde, la société, l’humain, c’est complexe, on peut lire Rothbard, ou Ricardo, ou Chatillon, ou Marx, ou Mises. Mais ceux qui se cherche un culte, une secte, peuvent s’arrêter à Proudhon et ne pas chercher plus loin.

      Mais ne faisont pas semblant, en publiant sur le blog de l’IRIS, qu’il s’agit d’une philosophie réfléchit.

      P.-S. Pour une piste de solution sur les effets perverts, suffit de lire Rothbard, justement: http://mises.org/daily/5764/Syndical-Syndrome

      • Jérémy V.T. dit :

        Merci à M. Geeho pour sa référence à Rothbard. Vous mettez le doigt sur un aspect très intéressant de l’idéologie capitaliste. Rothbard, père de l’anarco-capitalisme qui par un délire fantasmagorique tente d’ériger le marché en loi naturelle. Rothbard, celui qui a poussé l’idée de la destruction de l’état à son paroxysme en pronant la privatisation de l’argent, de l’armée et du système judiciaire. Pour ma part, je vois dans l’oeuvre de Rothbard une fascinante démonstration par l’absurde de l’imposture du capitalisme. L’argent, ça n’est pas la liberté, c’est le pouvoir. L’argent c’est le pouvoir d’exercer sur l’autre une influence contraignante. L’argent c’est, comme dirait Proudhon, le vol de celui qui n’en a pas. Et lorsqu’en plus de l’argent on détient la dette d’un individu, de cents personnes ou d’un pays entier, alors la porte est grande ouverte au chantage et à l’abus de pouvoir économique. Voilà l’immoralité, le scandale. Voilà ce pourquoi on est en droit de s’indigner.

        • Geeho dit :

          Je crois que vous avez manquez le but de mon intervention.

          Mon but était de souligner que la question/le problème/la réponse ne s’arrêtait pas à Proudhon.

          Pour ce qui est de savoir si Rothbard a raison, ou si vous avez compris Rothbard, il s’agit d’un tout autre débat qui n’a pas sa place en réponse à cette entrée du blogue.

          • Jérémy V.T. dit :

            Si je puis reprendre votre formule, je crois que vous avez manqué le but de mon intervention, M. Geeho.

            Le propos n’est pas de savoir si cette phrase particulière de Proudhon est vraie ou fausse. Car même avec la précieuse aide de M. Blouin et de son complément d’information très instructif, on est encore loin de la profondeur du propos originel. Or, on est encore plus éloigné du sens et des idées développées par Rothbard, ou Ricardo, ou Chatillon, ou Marx, ou Mises par leur simple évocation. Et ceci, comme vous dites, en dépit qu’ils soient évoqués sur un Blogue de l’IRIS, n’ajoute pas grand-chose à votre propos.

            Néanmoins, votre insistance à nous renvoyer à la lecture de Rothbard m’a quelque peu agacé. Car ça n’est pas du tout un autre débat. Le sujet principal étant « L’inégalité: Les milliardaires canadiens » et non « votre dernier post auquel je réponds », il est tout à fait à propos de s’outrer qu’en cette matière on présente Rothbard comme une source crédible pour mieux appréciez la complexité de la vie, de la société, du monde, de l’humain. D’autant plus que votre lien n’a rien à voir ni avec le texte principal ni avec aucune des réactions. Mais pour être franc, vous avez bien raison: je n’y ai rien compris à Rothbard. J’y ai découvert un monde horrible dont bien sûr j’imaginais l’existence, mais qui m’est apparu si crûment, si candidement, si … jovialement. Ce monde, si je puis m’exprimer ainsi, est celui de ceux qui tentent de justifier l’injustifiable. Le monde de ceux qui tentent de nous faire croire que l’homme est un loup pour l’homme et que l’on doit abattre (économiquement) son prochain tel que l’exigent Les Lois Du Marché. Le monde de ceux qui nous disent: « ah, il y a des milliardaires. C’est quoi le problème? Vous n’y comprenez rien. Proudhon a pas rapport. Lisez plutôt Rothbard. Ce sont les syndicats les méchants. » (Belle vision complexe du monde!) J’ai certes ri et, surtout, pleuré en lisant ses textes, mais même en tentant de dégager la structure logique de l’argumentaire de sa justification de la nature naturelle du marché, je n’ai rien compris à Rothbard.

            Et puisque nous sommes dans le registre des citations et des penseurs, je vais conclure par une citation de Ferré qui, lui, a lu Bakounine qui, lui, a lu Proudhon: « Les armes et les mots c’est pareil, ça tue pareil ». Merci aux membres d’IRIS d’opposer leurs mots clairs, brillants, articulés aux mots des adeptes de Rothbard et autres fabricants de l’idéologie capitaliste. Cette idéologie dangereuse et méprisante. Cette idéologie déshumanisante qui phagocyte tranquillement notre objectivité devant l’injustice. Un milliardaire, ça n’est pas juste, c’est dommageable et ça ne mérite aucune admiration, aucun palmarès.

    • Simon Blouin dit :

      Proudhon ne s’est-il pas déjà réfuté lui-même, du moins en partie ?
      « Dans ses premiers travaux, Proudhon analyse la nature et les problèmes d’une économie capitaliste. Bien que profondément critique du capitalisme, il objecte aussi aux socialistes contemporains qui idolâtrent le collectivisme. Dans des séries de commentaires, de Qu’est ce que la propriété ? (1840) jusqu’au posthume Théorie de la propriété (1863-64), il déclara d’abord que « la propriété c’est le vol », mais affirma enfin que « la propriété, c’est la liberté ».
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon

  5. Geeho dit :

    Clairement, M. Jérémy, nous ne nous comprenons pas du tout. L’idée est bien simple: peu importe l’auteur, ce sont les idées qui compte et un dédain pour Rothbard ou l’idolâtrie de Proudhon n’apporte rien à la discussion.

    « D’autant plus que votre lien n’a rien à voir ni avec le texte principal ni avec aucune des réactions.  » — Jérémy V.T.

    Je répondais simplement à M. GouGou qui disait « Les effets pervers de quoi monsieur fdl? « . Désolé que le lien n’ait pas été assez clair.

    Et par le texte (de Rothbard) en question, je soulignais qu’il y avait des contre argument à l’anarcho-syndicalisme. Ceux-ci sont valables, aussi infecte vous paraissent-ils et aussi désagréable soit la manière avec laquelle ces arguments sont rendus dans le texte en question.

    La liste des auteurs n’avait pas comme objectif de citer librement pour faussement avoir l’air cultivé, mais plutôt de souligner que presque chaque auteur (et probablement tous), de gauche ou de droite, offre des perspectives intéressantes qui méritent d’être considérés sur un ensemble de sujets.

    J’arrête ici mon texte puisque le reste serait de discuter du contenu même de ces différents écrits, qui, à mon avis, serait une perte de temps dans une section « commentaire » d’un blogue.

    Sur ce, bonne journée!

  6. Claude St-Pierre dit :

    Scolastique stérile, quand tu nous tiens! L’article en haut de page nous démontre surtout que l’État réformé, dans le sens du néolibéralisme en cours, aspire la richesse vers le haut. Alors que le filet social est en pleine décomposition faute de financement adéquat, les plus riches, nettement plus riches puisque ceux-ci se démarquent de tout calcul de « moyenne », ne payent pas une juste part et s’enrichissent de cette part dont ils privent le collectif. Ce sont là des faits tout à fait objectifs. Pendant ce temps, des intellos débattent de références idéologiques. Et moi je vais aller voir ailleurs, désolé…

  7. Geeho dit :

    Au pire, débarassons-nous de ces intellos grâce à une belle révolution culturelle et tout ira bien: la révolution du bon sens! Yay! La même logique de non-intellectualisme plaît autant à la droite qu’à la gauche. Ça doit donc être la solution!

  8. [...] articles sur les inégalités et les richesses personnelles des multimillionnaires et milliardaires canadiens et québécois, où l’on a comparé leur fortune avec celle de la population moyenne au Canada et [...]

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