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L’inflation et les frais de scolarité : Quelle juste part?

Un des arguments majeur du gouvernement tient sur la question de l’inflation. Rappelons-le, le gouvernement affirme la chose suivante : les frais de scolarité, après la hausse, atteindrons, peu ou prou, le montant exigé en 1968 corrigé pour l’inflation.

La question qui m’a toujours turlupinée c’est : pourquoi 1968? Lors du dépôt du budget le ministre des finances nous disait que c’est parce qu’il fréquentait l’université à cette époque. Ça semble un peu mince pour justifier une politique publique.

Mon collègue Eric Martin et moi, avons déjà défendu ailleurs que c’était un mauvais choix d’année parce que le système universitaire d’État n’était pas développé. Nous avons aussi souligné qu’en 1978 un étudiant devait travailler 4 semaines à temps plein au salaire minimum pour payer ses frais de scolarité, alors qu’après la hausse il faudra en travailler 9, plus que le double. Tout cela est bel et bon, mais ça n’expliquait pas pourquoi le gouvernement avait choisi 1968 en particulier.

La hausse et l’inflation

Je me suis livré à l’activité passionnante de voir quelles autres années que 1968 affichaient des frais de scolarité au niveau de celui prévu en 2017 dans les 45 dernières années. Réponse : aucune. Donc, sauf ceux et celles qui ont fait l’ensemble de leurs études universitaires avant 1968 (ceux qui ont moins d’environ 62 ans aujourd’hui, soit 80% de la population et probablement un pourcentage bien plus élevé des universitaires comme les taux de fréquentation ont augmenté), tout le monde aura payé moins que les étudiant-es de 2017. Voilà donc la vraie raison du choix de l’année 1968, c’est que c’est l’année la plus proche jusqu’à laquelle pouvait reculer le gouvernement pour justifier sa mesure.

Mais, vous vous demandez alors : comment les frais de scolarité d’aujourd’hui se comparent-ils aux années précédentes? Qu’en est-il du fameux rattrapage de l’inflation dont tout le monde parle? Les frais de scolarité sont bien dans un creux historique, n’est-ce pas? Ne faudrait-il pas les remonter pour que les étudiant-es fassent, enfin, leur juste part?

J’ai fait le graphique suivant. Tout simple. Il présente combien coûtaient de plus ou de moins les frais de scolarité des 45 dernières années comparée à aujourd’hui en tenant compte de l’inflation.

 

Graphique 1 : Différence entre les droits de scolarité de 2012 et ceux de 1968 à 2012 (en dollars constant de 2012)

Que nous indique ce graphique? Que dans les 45 dernières années, les frais de scolarité de 2012 sont plus bas pendant seulement 12 ans, soit le quart de la période étudiée. En moyenne, durant toute cette période les frais de scolarité de 2012 sont plus élevé de 170$ que ceux des années précédentes. Qu’en est-il si on fait le même graphique après la hausse?

 

Graphique 2 : Différence entre les droits de scolarité de 2017 et ceux de 1968 à 2012 (en dollars constant de 2012)

Si la hausse advenait, les étudiants paieraient, en moyenne, 1800$ de plus par année que ce que les étudiant-es ont payé pendant les 45 dernières années.

 

Line et Jean à l’école de la hausse

On sait que Raymond Bachand a donc payé plus cher pour sont bac en droit que les étudiant-es d’aujourd’hui. Mais qu’en est-il de notre ministre de l’Éducation et de notre Premier ministre qui nous chantent tous deux l’hymne de la juste part? Sans vouloir personnaliser le débat, voyons ce qu’il en est si on suit l’inflation.

Line Beauchamp a diplômé en 1985 d’un bac en psychologie. Aujourd’hui ces bac durent 4 ans, supposons que c’était la même chose à l’époque. Eh bien, en tenant compte de l’inflation, si elle avait fait son bac en 2012, Mme Beauchamp aurait payé 4300$ de plus qu’à l’époque. Si elle l’avait fait après sa hausse? C’est plus de 10 000$ supplémentaires qu’elle aurait dû payer pour son bac.

Notre bon premier ministre qui a fini son droit en 1980 s’en serait mieux tiré. En 2012 il aurait payé 1900$ de plus pour son bac. S’il l’avait fait en 2017 suivant la hausse qu’il défend becs et ongles, c’est toutefois 8300$ de plus qu’il aurait dû débourser.

L’argument de la juste part prend alors une drôle de teinte. Les étudiant-es devraient faire leur juste part, mais cette part correspond à payer presque 1800$ de plus en moyenne que ce qu’a payé la génération précédente pour aller à l’université. Quelle conception de la justice permet d’affirmer qu’il est plus juste que les étudiant-es de 2017 paient beaucoup plus qu’au moins 80% des universitaires précédents pour aller à l’université? De la même manière, quelle justice permet d’affirmer que les étudiant-es d’aujourd’hui ne paient pas assez en ce moment alors qu’ils paient déjà plus que la majeure partie des diplômés n’ont payé pour faire leurs études?

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  1. Justin M dit :

    umm…une raison très simple et claire pourquoi le gouvernement fait toujours référence à 1968…C’EST LA PREMIÈRE FOIS QU’ILS ONT ÉTABLI LES FRAIS DE SCOLARITÉ!

    Peut être on devrait te faire sortir de l’économie et lire davantage sur l’histoire du Québec. Vers la fin de son mandat, le ministre de l’Éducation Paul Gérin-Lajoie a crée le système Université du Québec par une acte du parlement en 1966. Le réseau UQ et les CÉGEPs ont été créés pour assurer une accessibilité aux études post-secondaires partout au Québec. Avant, l’éducation (largement contrôlée par l’église) était pas mal restreint à la classe haute chez les francophones aux instituons catholiques: l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université de Sherbrooke. Côté anglophone, plus accessible (mais quand même sélective) aux universités laïques mais d’origine protestante: McGill, Sir George Williams, Loyola et Bishops. Le mouvement McGill français a eu lieu en 1969, pour ouvrir les universités anglophones à la grande communauté francophone.

    En ce moment, soit en 1968, le gouvernement de Daniel Johnson père (et oui, pas celui de Jean Lesage donc PAS le PLQ) a décidé d’établir les frais de scolarité uniforme pour toute la province. Les politiciens ont conclu que l’étudiant devra être responsable pour un quart de sa formation. Ainsi donc, le prix en 1968 représentait 24.6% du coût de son diplôme. Aujourd’hui, suite aux gels et l’inflation, l’étudiant ne paie que 12% en 2017 avec cette augmentation, l’étudiant payera 16.9%.

    Alors voila exactement pourquoi le gouvernement utilise 1968 comme année de référence! Il faut simplement connaitre notre histoire.

    • Simon Tremblay-Pepin dit :

      En fait, le système des université du Québec a été créé en décembre 1968 par l’adoption de la loi sur l’université du Québec: http://www.uquebec.ca/sgdaj/loi.htm

    • Simon Tremblay-Pepin dit :

      Mais merci pour l’info sur l’établissement des frais de scolarité uniforme, tout-à-fait pertinente information.

    • JSS dit :

      Pardon, est-il possible pour l’auteur de l’article de répondre à cet argument: « Ainsi donc, le prix en 1968 représentait 24.6% du coût de son diplôme. Aujourd’hui, suite aux gels et l’inflation, l’étudiant ne paie que 12% en 2017 avec cette augmentation, l’étudiant payera 16.9%. » Si ces données sont véridiques, alors j’imagine que les coûts des diplômes ont augmenté? Je me fais l’avocat du diable: si les coûts ont augmenté n’est-il pas logique que les frais de scolarité augmentent également?

      • Alexis dit :

        C’est pas si compliqué à deviner : les coûts des formations ont augmenté, notamment du côté des formations scientifiques nécessitant des technologies de pointe. Très brièvement, un dentiste paie 4% de sa formation, un étudiant en sociologie peut en payer 40%, car plus d’étudiants par classe et moins de laboratoire. Enfin, mais vous le savez déjà si vous lisez les articles de l’IRIS, la hausse des dépenses des universités provient depuis 10 ans principalement des immobilisations (les campus régionaux, tel l’université de Sherbrooke à Longueuil, dont plusieurs locaux sont toujours inoccupés) et de frais administratifs (incluant publicité), donc d’outils qui servent souvent plus la compétition universitaire que la qualité de l’enseignement. Alors pour le chiffre sacré du 12% de la formation, on repassera.

        Dans ce débat, ce n’est certainement pas une simple question de logique, car divers arguments peuvent être défendus, tout dépend de la vision de base qui est promue.

      • Simon Tremblay-Pepin dit :

        Ces chiffres sont tout à fait exacts et il font partie de l’argumentaire du gouvernement.
        Il est exact aussi de dire que l’inflation et les coûts de système ont augmenté.
        Or, ce n’est pas du tout une évidence qu’il faille augmenter les frais de scolarité pour combler la hausse des coûts de système. Par exemple, les coûts du système de santé augmentent chaque année et se rendre à l’hopital est toujours gratuit. Les coûts de système de garde augmentent et les garderies sont à 7$ depuis plusieurs années. On peut financer l’augmentation des coûts de système à travers des tarfis ou l’impôt progressif. Il faut payer davantage pour combler la croissance des coûts, mais rien n’indique par quel mode de perception (fiscalité ou tarification) on doit le compenser, c’est un choix politique.

        • Mario Jodoin dit :

          Il serait aussi bon de documenter d’où provient la hausse des coûts moyen par étudiantEs supérieure à l’inflation. Dire que les étudiantEs payent 12 % du coût de leur études est un raccourci trompeur.

          C’est 12 % des coûts de fonctionnement des universités qui comprennent les travaux de recherche financés par le privé ou par des subventions gouvernementales, subventions qui exigent de plus en plus de «partenariats» avec les entreprises et des recherches de plus en plus axées vers les besoins des entreprises. Ces coûts de fonctionnement incluent aussi les dépenses en marketing, en immobilisations pas toujours nécessaires. Toutes ces dépenses, dont j’ignore l’ampleur exacte, ne sont pas liés aux coûts de formation et devraient donc être soustraites du calcul du pourcentage de contribution des étudiantEs à leur formation. Et notons finalement qu’on ne parle jamais des frais afférents dans ce calcul, frais qui étaient virtuellement inexistants en 1968.

          De toute façon, avec la gratuité scolaire, ces calculs deviendraient moins utiles, car cela donnerait 0% dans tous les cas!

    • Alexis dit :

      En fait, dès 1964 le rapport Parent préconise, faisant un compromis entre les défenseurs de la gratuité et les prosélytes de la hausse, de maintenir les frais de scolarité à 540$. Les frais existent déjà, à un niveau similaire au niveau promis en 2017 en dollar d’aujourd’hui. Lorsque le gouvernement unioniste uniformise les frais, il adopte cette position, sans oser aller jusqu’au bout de la volonté exprimée par le dit rapport, la gratuité progressive. Le fameux «gel» est le maintien de ce compromis, pas la victoire d’un camp. L’augmentation de 130% entre 2007 et 2017 est la victoire d’un camp.

  2. Mario Jodoin dit :

    «La question qui m’a toujours turlupinée c’est : pourquoi 1968?»

    J’ai failli prendre cet exemple dans mon billet sur les graphiques et l’année de départ (http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/les-graphiques-6-lannee-de-depart/). Le choix de cette année me semblait en effet tout à fait arbitraire, en fait orienté pour coller au point de vue des concepteurs de ce graphique. Il me manquait toutefois de données…

    J’aurais entre autres aimé comparer avec les salaires des recteurs à l’époque. Malheureusement, je n’ai rien trouvé à ce sujet. Merci!

    «Aujourd’hui ces bacc durent 4 ans, supposons que c’était la même chose à l’époque»

    En fait, les exigences pour devenir membre de l’Ordre des psychologues du Québec ont augmenté. À l’époque, et jusqu’à il n’y a pas très longtemps, on exigeait une maîtrise. Maintenant, cela prend un doctorat professionnel (auquel on accède juste après le bacc, sans maîtrise), ce qui représente au moins un an de plus d’études. Bien d’autres ordres ont augmenté la scolarité exigée pour y accéder.Par exemple, cela prend maintenant 5 ans d’études plutôt que quatre en optométrie.

    Ce serait bon de compiler ces hausses d’exigences et de voir leur incidence sur l’endettement des étudiantEs à leur sortie des études…

  3. P0RT dit :

    M. Jodoin a raison: Une donnée importante à souligner, mais qui est malheureusement évacuée des discours, c’est que la société du savoir exige de plus en plus d’années de scolarité. Le marché du travail est ainsi fait.

    À titre d’exemple, un diplômé de bac en 1968 qui débutait sa carrière au gouvernement avait de bonnes chances d’obtenir des promotions après promotions. Aujourd’hui, pour obtenir un poste de gestionnaire au gouvernement, ça prend rien de moins qu’une maîtrise.

  4. [...] La suite sur le site de l’IRIS. Partager :e-mailFacebookDigg [...]

  5. Dana dit :

    Pour bien comprendre peut-on faire un tableau des frais de l’étudiant type pour une cession 2012 VS une cession dans 7 ans ? J’ai 2 étudiants universitaires et ça coute la peau des fesses actuellement. La liste des frais obligatoires a en plus au moins 7 lignes. Si je comprend bien, à la hausse s’ajoute l’indexation de 100% du total (2.1% / an) ce qui donne +-112% de hausse ?

  6. guillaume dit :

    Moi aussi je veut jouer l’avocat du diable, dans les tableaux de chiffres, quand on compare les coûts des années passé et maintenant, est-ce qu’on inclus la valeur du même dollar utilisé pour comparé 2 chiffre a 30 d’interval? Quand on parle de 10 000$ de plus pour ses études, est ce que ces dollars ont la même valeur?

    • Simon Tremblay-Pepin dit :

      Je ne suis pas certain de bien comprendre votre question, je vais tenter une réponse, mais si elle n’est pas claire ou satisfaisante, signalez-le moi.
      Ce tableau est simplement l’ensemble des années en dollars de 2012. Cela signifie qu’on applique la taux d’inflation de chaque année qui sépare l’année choisi de 2012.
      Ça a pour but de rendre justement les années comparables.
      Bien entendu quand on parle du 10 000$ c’est précisément parce qu’ils sont en dollars constants que ce 10 000$ est visible.

      • Christian Sylvain dit :

        Pour établir une comparaison valable, il faut regarder le pouvoir d’achat du dollar de 1968 à celui de 2012, toute autre comparaison n’a aucun sens. Or les économistes estiment que le dollar de 1968 vaut entre 6 et 7 dollars aujourd’hui, inflation et pouvoir d’achat inclus. Donc, des frais de $567 en 1968, toutes choses étant égales, équivalent à des frais de scolarité de 3500-3800 $ ! Et cela c’est sans compter avec un argument fait plus haut concernant le milieu particulier de l’enseignement supérieur, où les seuls salaires de profs par exemple ont augmenté de 25%+ depuis 2000. Vos comparaisons ne tiennent pas debout. De même que votre argumentaire concernant la recherche – comme si l’enseignement supérieur n’en était pas tributaire!

      • Claude dit :

        J’ai fait un Bac en Sc comptable (1979). J’ai terminé avec $7,500 de prêt à remboursé et mon premier emploi (moyenne pour l’époque) me donnait $11,500. Ma fille a fait le même cheminement. Fait un Bac en Sc comptable (2005). Elle a terminé avec $15,000 de prêt à rembourser et son premier emploi lui donnait $45,000. En résumé mon endettement scolaire représentait 65% de mon revenu et ma fille 33%.

        Tirez vos conclusions…

        • Mario Jodoin dit :

          @ Claude

          «Tirez vos conclusions…»

          J’en conclus que votre échantillon est trop petit pour pouvoir en tirer quelque conclusion que ce soit.

          • Claude dit :

            A Mario,

            Ce n’est pas un échantillon, c’est la réalité d’hier et d’aujourd’hui

          • Mario Jodoin dit :

            Êtes-vous sérieux? Êtes-vous comptable pour vrai? Vous ne savez vraiment pas qu’un échantillon de 1 ne prouve rien?

            Vos parents avaient-ils le même revenu que vous? Viviez-vous chez vos parents? Et votre fille, vivait-elle chez vous? Quel était votre revenu d’emploi durant vos études? Quel était le sien? Quelle proportion de ces revenus a été gagné l’été et durant l’année? Aviez-vous un handicap? Et elle?

            Je sais bien que mes questions sont indiscrètes, mais, au cas où vous ne le sachiez pas, toutes ces questions ont une influence sur le montant de prêts et de bourses qu’on reçoit… Alors, si on ne sait rien de tout cela, que vaut votre argument? De la démagogie, rien de moins, rien de plus…

          • Claude dit :

            Mario,
            Un économiste devrait savoir qu’ un échantillon est nommé ainsi s’il est fait de manière aléatoire. Tu auras de la difficulté à me convaincre que les faits que j’ai énoncés étaient aléatoires. Tu devras refaire ton argumentation car tu n’a convaincu personne.

          • Mario Jodoin dit :

            @ Claude

            «Un économiste devrait savoir qu’ un échantillon est nommé ainsi s’il est fait de manière aléatoire.»

            Vous ne saisissez pas ;.ironie? Je pensais que le manque de sens de l’humour chez les comptables était un préjugé…

            «Tu auras»

            Je ne savais pas que nous avions gardé les vaches ensemble…

            «Tu devras refaire ton argumentation car tu n’a convaincu personne.»

            Je vois surtout que vous avez refusé de répondre à mes questions et que vous ne les avez même pas abordés. Cela montre leur pertinence!

            Comparer deux cas sans savoir leurs caractéristiques, vous pensez que c’est très convaincant, juste parce qu’on accole son titre professionnel à côté?

          • Claude dit :

            Pathétique…

          • Mario Jodoin dit :

            J’ai l’impression que vous avez utilisé ce mot dans son sens anglais (minable, lamentable, pitoyable, insignifiant, etc.) et non pas dans son sens français (déchirant, bouleversant, poignant, dramatique, émouvant, etc.).

            «En français, le mot pathétique comporte donc toujours l’idée d’émotions vives. Par contre, en anglais, l’adjectif pathetic signifie aussi « inadéquat, misérable, qui ne vaut rien, qui est infructueux ». C’est avec ces sens qu’il faut éviter d’employer pathétique en français, car il s’agit d’anglicismes sémantiques que l’on peut avantageusement remplacer par divers adjectifs comme inadéquat, inapproprié, misérable, minable, lamentable, pitoyable, insignifiant.»

            http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=4061

            On ne sera vraiment jamais d’accord sur rien!

          • Claude dit :

            Mario, je sais que tu es un homme cultivé et j’aime cette qualité chez les gens.

            Alors… je t’aime bien. Tu ne peux être en désaccord avec ça (ha ha)

            Merci pour le temps que tu m’as accordé.

  7. Dana dit :

    Ce que je remarque par rapport à la hausse des frais c’est qu’une longue liste de coûts s’est ajoutée sous un autre vocable que « frais de scolarité » et que la hausse médiatisée aujourd’hui est nettement minimisée par rapport à la réalité (indexation du total de base). L’accès aux études ne se résume pas à la ligne « frais de scolarité  » pour tous les étudiants et encore moins pour ceux des régions ou qui choisissent une formation ne leur permettant pas de demeurer chez papa/maman. Beaucoup de travailleurs tentent aussi d’améliorer leur sort en prenant des cours complémentaires seront tentés de passer leur tour avec les nouveaux frais.En bref ce qui pourrait être illustré dans un autre tableau c’est :coût d’une cession printemps 2012 VS coût d’une cession printemps 2019. Actuellement je constate que le coût (frais de scolarité uniquement) est de 100$ par crédit. Combien chaque crédit coutera t’il en 2019?

  8. [...] Tremblay-Pepin, an emerging social policy scholar, has recently blogged here (in French) about Quebec tuition [...]

  9. vincent dit :

    Bonjour et merci beaucoup pour votre superbe travail en général et pour ce billet.

    Je cherche une information plus simple qui n’apparait pas mais qui fonde vos articles : combien coutait l’inscription en dollars de l’époque à UdM en psychologie de 1981 à 1985 :)

    Et, comme fait sur un autre billet du blog, est-il possible de savoir le revenu moyen, médian et minimum par habitant à la même époque, c’est à mon avis la seule base solide pour calculer l’effort demandé aux étudiants et familles, car le calcul de leur part payée par rapport au coût global du diplôme est bien trop compliquée et discutable.

    Merci beaucoup de votre attention,
    Cordialement,

  10. g Trottier dit :

    Pourquoi ne pas prendre l`argent des boumer a la retrait qui ou tous pris
    et aujourd`hui ses boumer font payer leur enfant

  11. peterwayne224 dit :

    Merci pour cet article sur l’inflation. On n’a pas besoin d’un optométriste pour voir que personne n’aime l’inflation. Est-ce que cela va s’améliorer bientôt?

  12. Sandrine dit :

    Je me demande si les frais de scolarite inclus les frais d’optométriste au Québec http://www.opticite.ca/ car je pense que les enfants ont besoin de protéger leurs yeux.

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