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Négocier de bonne foi

Il n’est pas évident que les parties attablées à une négociation y sont de bonne foi. Afin de mesurer celle-ci, on peut tenter d’évaluer capacité à faire des concessions pour parvenir à une entente. Le gouvernement et les étudiants remettent en question l’ouverture de la partie adverse. Regardons un peu les offres venues de chaque côté afin de voir qui a fait le plus de concessions lors des négociations qui viennent de se terminer.

Du côté du gouvernement

À première vue, et comme le croit Alain Dubuc, on pourrait penser que le gouvernement en a fait plusieurs avant même les négociations. Toutefois, on y découvre rapidement des bémols. Le gouvernement :

-       Maintient son offre d’améliorer le programme de prêts, mais cette position ne lui demande aucune concession, puisqu’il demande aux universités de compenser par des dons les 20 M$ que représenteront cette offre.

-       Maintient sa proposition d’augmenter le programme de bourses et d’étaler la hausse. Là encore, aucune concession véritable : l’étalement de la hausse se fait aux dépens des universités et l’augmentation du programme de bourse se fait à même une réduction du crédit d’impôt qui passe ainsi de 20% à 16,5% des frais de scolarité payés.

-       Propose un programme de remboursement proportionnel au revenu, sans rien annoncer de son fonctionnement.

Comme on le voit, les gestes du gouvernement ne sont pas vraiment des concessions, mais plutôt des aménagements positifs. Ce ne sont pas des mesures mauvaises en soi, mais elles sont loin d’être parfaites, comme nous l’avions montré ici, ici et ici, et elles ne portent pas (ou si peu) sur l’enjeu même de la grève : l’augmentation des frais de scolarité.

Regardons maintenant du côté des négociations qui viennent de prendre fin. Le gouvernement a proposé de réduire à nouveaux le crédit d’impôt, le faisant passer de 16,5% à 13,5% et de répartir ensuite les effets sur 7 ans (soit la fameuse baisse de 35$ par année). Au final, on parlerait donc d’une hausse totale de 1533$. Suite à une proposition des étudiant·e·s, il aurait ensuite envisagé de condenser cette baisse du crédit d’impôt en une année en proposant néanmoins de maintenir une hausse de 100$/année (à l’instar de celles qui furent mises en place de 2007 à 2012) pour l’année 2012-2013, soit pendant la tenue d’un forum sur l’éducation. Il serait donc question d’une hausse de 1624$. Le gouvernement aurait en effet refusé toutes les propositions qui permettaient l’illusion d’un moratoire, soumettant du même coup une deuxième offre plus élevée que la première qui avait été refusée d’emblée.

Que concède alors le gouvernement? Il concède l’existence d’un forum (qui ressemble aux États généraux réclamés par plusieurs depuis des mois) pour discuter d’éducation. Il est aussi prêt à diminuer très légèrement la hausse, tant que ça ne coûte rien de plus à l’État ni aux contribuables et que ce sont, en fait, les étudiant·e·s qui paient pour cette diminution en sacrifiant un crédit d’impôts auquel ils avaient droit auparavant.

Le gouvernement avait-il d’autres options qui auraient pu respecter leur volonté de ne pas « faire payer » un autre groupe social que les étudiant·e·s? Dans un billet de blogue précédent j’avais soulevé l’idée d’aller piger quelques millions dans le crédit d’impôt et quelques autres dans le fond « pour éventualités » du gouvernement. En agissant ainsi, il n’aurait pas demandé un sou de plus aux contribuables et aurait pu maintenir son plan de financement des universités tout en réglant la crise.

Du côté des étudiant-es

Lors de cette dernière ronde de négociations, les étudiant·e·s semblent avoir fait, de leur côté, d’importantes concessions. D’abord ils ont accepté d’entrer dans les paramètres du gouvernement pour négocier. Qu’est-ce à dire ?

-       Qu’ils acceptent le plan de financement des universités sans le remettre en question. C’est une concession importante puisque les diverses associations contestent l’idée même du sous-financement universitaire depuis le début de la grève. Cependant, dans le cadre des négociations, elles ont acceptée de se plier à l’idée que ce plan sera mis en place.

-       Concession plus lourde de conséquence encore, les associations ont accepté de faire que ni le gouvernement, ni les contribuables (que ce soit les individus ou les entreprises) ne paient davantage pour réduire la hausse des frais de scolarité et de payer eux-mêmes cette réduction. La hausse est ainsi absorbée à travers les divers avantages fiscaux.

Ce qu’on comprend des propositions étudiantes, c’est qu’elles mettent de l’avant la réduction de crédits d’impôt et d’incitatifs à l’épargne pour négocier deux années sans hausse des frais, tout en conservant la hausse pour les années suivantes. Pendant ces deux années, aurait lieu un forum sur l’éducation qui permettrait de décider ce que nous voulons avoir comme éducation post-secondaire. Ainsi, les étudiant·e·s prennent leur propre argent pour financer un gel temporaire, sans coût pour les contribuables et nous donnent le temps de discuter dans un forum que même le gouvernement semble reconnaître comme intéressant.

Sacrifier le crédit d’impôt a un coût pour chaque étudiant·e. Avec les frais de scolarité actuels, le crédit correspond à 434$. La hausse des frais de 1778$ le ferait passer à 789$ par année. Avec la réduction à 16,5% les étudiants sacrifieraient 138$ du crédit d’impôt. En l’amenant à 13,5% la réduction du crédit d’impôt passerait à 287$.

Il s’agit donc d’un sacrifice, mais le jeu en vaut probablement la chandelle. Ce crédit représente 138 M$. On peut aimer les crédits d’impôts, et il y a de bonnes raisons pour le faire. Il est cependant évident qu’une contrainte à l’entrée est bien plus nuisible qu’un bonbon à la sortie n’est souhaitable.

Qu’en est-il maintenant du programme d’épargne-étude que les étudiant·e·s songent à éliminer (les REEÉ)? Le gouvernement nous annonçait, dans sa conférence de presse, que le sacrifier c’était mettre la hache dans l’épargne de la classe moyenne pour les études de leurs enfants. Difficile à dire avec le peu de données disponibles. En effet, les dépenses fiscales indiquent seulement qu’il s’agit d’une dépense de 55 M$ pour l’année 2011. Statistique Canada nous informe que, pour le Canada en 2002 (voilà qui date, mais il est difficile d’espérer qu’en temps de morosité économique cette situation ce soit améliorée) seulement 17% des étudiant·e·s bénéficiaient de ce programme (ou de compte en fiducie ou d’obligations d’épargnes) pour un montant médian de 1500$ par année. S’il s’agit toujours de 17% de la population (les ménages sont endettés à plus de 150% laissant peu de marge de manœuvre pour l’épargne), difficile de penser que ces gens sont parmi les plus pauvres ou la classe moyenne. En effet, toujours selon Statistiques Canada, une mesure similaire prévue pour la retraite, les RÉER, est d’abord utilisée par les familles faisant 85 000$ et plus (à 90%) et beaucoup moins par les familles faisant 36 500$ et moins (à 35%). Là aussi un sacrifice, mais surtout pour les plus aisés.

Où loge la bonne foi?

Bref, le gouvernement a fait certains réaménagements, quelques uns avec des effets intéressants, mais n’a jamais fait de concessions qui lui coûtaient quoi que ce soit, ni budgétairement, ni politiquement. Il ne semble pas non plus avoir tenu compte de quelle offre serait acceptable pour des gens en grève depuis trois mois dans le contexte que l’on sait.

À l’inverse, il semble évident que les étudiant·e·s ont accepté de faire d’importantes concessions : payer à même leurs propres avantages fiscaux pour éviter temporairement la hausse le temps de faire une discussion nationale sur l’éducation, accepter le plan de financement malgré leur opposition à la thèse du sous-financement des universités. Pourquoi faire ces concessions sinon pour permettre au gouvernement d’accepter une proposition sans avoir à perdre la face? N’est-ce pas la définition même de la bonne foi que de chercher une entente acceptable pour son partenaire de négociation?

À la question « Où loge la bonne foi? », la réponse semble claire.

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  1. Guillaume Loiselle-Boudreau dit :

    Ouch ! ;)

    Dans les dents!

    Ces paragraphes ont été d’un plaisir intellectuel immense. Très bien dit. Combattons l’ignorance par l’éducation camarades.

    Bonne journée,

    Guillaume

  2. Sophie Boissonneault dit :

    Bonne analyse. Un bémol cependant en ce qui a trait au régime épargne-études. J’ai contribué à ce régime à raison de 27$/mois pendant plus de 20 ans. Cela a permis à mes enfants d’aller à l’université. Je suis de la classe moyenne, la plus imposée. Je n’aurais pu payer les études de mes enfants autrement. Et le Fédéral subventionne ce programme, pas le Québec.

    • Simon Tremblay-Pepin dit :

      Juste une précision, c’est le fédéral et le Québec qui finance ce programme. Le Québec le finance à travers l’IQEE: http://www.revenuquebec.ca/fr/citoyen/credits/credits/iqee/

      • Julien dit :

        On est la seul province à bonifier les cotisations au régime d’épargne études enregistrer, à la hauteur de 10% + 20 % fédéral. Mais ce programme encourage les plus riche… Et de plus il compte très chère à gérer …

    • Isabelle Gagnon dit :

      Yikes! J’appuie les étudiants depuis le début, mais cette histoire de REEE m’a fait frémir. Nous cotisons à un REEE pour nos deux enfants depuis leur naissance à hauteur de 300 $ par mois environ pour les deux. Cela représente une dépense importante pour nous. Alors que notre aînée entre dans l’adolescence et que le jour approche où elle commencera ses études post-secondaires, quelles seraient les conséquences pour les REEE de nos enfants et ceux des autres familles participantes si le gouvernement acceptait d’éliminer les REEE?

  3. christopher bacon dit :

    @Sophie Boissonneault: c’est exactement la raison pourquoi il s’agit d’un sacrifice et aussi d’une réelle concession, oui des gens en ont besoins (présentement, j’y reviendrai…) mais les négociations avec le gouvernement devaient se passé dans un cadre très strict et qui devais faire tout pour que en apparence le gouvernement plante les étudiants. Ont sent très bien cela dans le bilan de la CLASSE (http://www.afea.uqam.ca/wp-content/uploads/2012/05/CLASSE-négo-prise-4.pdf).

    Pourquoi je disait que pour l’instant le reéé est utile, c’est simplement qu’il est très simple de voir que la gratuité scolaire est premièrement tout bénéfice pour la société mais aussi faisable sans endetter la classe moyenne (expliquer de façon simple par Simon Tremblay-Pepin et Eric Martin ici: http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/faut-il_vraiment_augmenter_les_frais_de_scolarite)

  4. Paul Thompson dit :

    Vous semblez tous oublier que le gouvernement… c’est nous ! Il n’y a plus d’argent de disponible.

    En passant,@Sophie Boissonneault : la classe moyenne n’est pas la plus imposée, à moins que pour vous la classe moyenne est constituée de gens qui font plus de 120 000$….. ( Si c’est le cas je crois que votre moyenne est un peu élevée…)

    Au lieu de seulement critiquer pour critiquer, pouvez-vous trouver d’autres moyens INTELLIGENTS et REALISABLE de se payer des services alors qu’on a pas les moyens en tant que société. Êtes-vous réellement prêts à contribuer plus sur vos impôts ? Je sais la réponse est non, c’est simple ce que tout le monde qui n’est pas content semble penser la même chose ;  »qu’on taxe plus les autres ! Je suis prêt à payer, mais je fais déjà assez ma part. » ben oui,…

    Et n’allez pas me dire que la solution est de taxer les cies et individus les plus riches, car vous oubliez complètement la base de cette réflexion qui prouves que vous n’avez malheureusement pas les compétences et connaissances techniques pour réfléchir à ce sujet. Car avec de plus grande richesse, vient aussi un plus grand pouvoir de mobilité. Dans la firme pour laquelle je travaille nous avons des clients Français qui sont déjà en processus de déménager leurs entreprises afin d’éviter les nouvelles mesures du nouveau gouvernement qui veut leur en prendre plus… échec !

    • Alex dit :

      Oui, vous avez raison. Et la réponse au « déménagements » du capital, ce sont les controles sur le capital, une mesure qui doit être implémentée en même temps que la taxation pour s’assurer que les riches ne vont pas essayer de s’échapper.

    • Martin Lebel dit :

      Monsieur Thompson, vous affirmez qu’il faut avoir les compétences et les connaissances pour réfléchir à ce sujet . Apparemment, vous croyez que votre logique comptable « froide » suffit à tout justifier et à vous rendre plus légitime que les autres. A part de nous faire remarquez que vous faites plus que votre part, je n’ai lu aucuns raisonnements « cohérent » de votre part. Vous ne faites qu’agiter l’exode fiscal et les délocalisations. A force de nourrir les chimères comme vous le faites, vous croyez vraiment que vous allez effrayer ? Vous travaillez dans une firme dont certains clients sont des français. Ils veulent déménager ? Qu’ils le fassent. Qu’ils s’en aillent. Personne ne va pleurer leur absence. Vous croyez que le phénomène est nouveau en France ? Sous Sarkozy, vous croyez que les entreprises étaient plus vertueuses et loyales. Arrêtez avec votre délire d’égoïste et vos épouvantails à moineaux . Vous faites de moins en moins illusion et les gens commencent à voir le jeu malsain du libéralisme. Vos pleurnicheries de « Me », Myself et « I » ne m’inspire que qu’un fou rire.

    • Jean-Marie Comeau dit :

      Monsieur, en êtes-vous déjà rendu à reproduire le coup de la Brinks!!!

  5. Gerald dit :

    La société québecoise n’a pas les moyens de financer perpétuellement des universités de calibre internationnal. Avez-vu les dernières données sur la dette québecoise ?

    L’argent est mal gérée ? Sans aucun doute, c’est le prix a payer pour un gouvernement trop gros.

    J’aimerais bien voir ce que donnerait les discussions sur l’éducation. Ils voudront la gratuité, tel en France, là où les étudiants doivent sortir du systèmes gratuit pour s’assoir sur un banc d’école qui n’est pas en train de tomber en ruine ou encore la Norvège, là où le service militaire est obligatoite à la fin des études.

    Pourquoi se battent les étudiants au juste ? L’accessibilité à l’étucation ? Le pe programme actuel de prêts et bourses fait en sorte que les étudiants moins nantis touchent aux prêts et bourse et que les riches payent plus cher.

    • Emrick dit :

      Les étudiant-e-s doivent donc payer pour une mal gestion du gouvernement? Je pense bien que toute la société devrait payer pour une mal gestion du gouvernement qu’elle a élu.

      Un système d’éducation gratuit où les étudiant se verrait dans l’obligation d’accomplir des travaux communautaire, ou bien dans l’obligation de travailler un certain nombre d’année au québéc serait aussi plausible que le servie militaire obligatoire de la norvège.

      Pourquoi se battent les étudiants? Pour un meilleur système avec une meilleur acessibilité. La différence entre nous et vous c’est que nous n’avons pas la même définition d’acessibilité. Les pret et bourses font en sorte que les étudiants ayant les PARENTS les moins bien nantis puissent avoir une éducation acessible. Les étudiants ayant des PARENTS bien nantis n’ont pas droit au pret et au bourse.

      Leur parents ne paient pas toujours pour eux. Vous me direz qu’ils sont dans l’illégalité et qu’ils doivent payer les études de leurs enfant mais pensez-y une seconde… quel enfant ira poursuivre ses parents en justices?

      Même si nous étions dans un monde parfait où tous les parents plus riches payeraient pour leurs enfants, vous me diriez qu’avoir un tel système de prèt et bourse redistribuerait la richesse. C’est bien. Mais imaginez qu’on instore un tel système sur chaque service publique afin de toujours redistribuer la richesse? Beaucoup trop compliquer. Une façon de redistribuer la richesse de manière beaucoup plus simple est d’ajouter des paliers d’impots pour les plus riches et d’abolir le couts des services publiques comme l’éducation. Ça aurait le même effet avec une différence, les banques ne s’en metteraient pas plein les poche sur le dos du gouvernement graçe au prèts étudiants…

    • Guy Champagne dit :

      À propos de la Norvège et du service militaire. Lorsqu’on consulte les documents qui émanent du Gouvernement norvégien, on constate que l’éducation y est gratuite à tous les niveaux:
      « All public education in Norway is free of charge, while kindergartens have parental fees. » http://www.regjeringen.no/upload/KD/Vedlegg/Veiledninger%20og%20brosjyrer/Education_in_Norway_f-4133e.pdf

      Cependant, à vous lire, on croirait que seuls les diplômés universitaires sont tenus de faire leur service militaire. Or c’est tout à fait faux. Tout le monde est tenu de faire un séjour dans l’armée et il n’y a aucun lien à établir entre le service militaire et la gratuité des études universitaires:
      « People are, and will continue to be, the Armed Forces’ most important resource. The principle of universal military service remains as one of the most vital cornerstones of our Defence » http://www.regjeringen.no/en/dep/fd/documents/Handbooks-and-brochures/2000/The-Defence-Budget-2001—Short-version.html?id=419249

      J’estime donc qu’à l’instar de nombreuses autres personnes qu’on peut lire ou entendre dans les médias, le rapprochement que vous faites dans votre commentaire est au moins trompeur, sinon mensonger. À moins bien sûr que vous me citiez les sources sur lesquelles vous vous appuyez.

      La gratuité scolaire intégrale, du primaire à l’université, ça existe.

  6. Je sais depuis le début que le gouvernement n’est pas de bonne fois.Mr Charest se montre très arrogant vis à vis ces étudientes(ts).Il s’est pertinament que pas beaucoup de gens ne comprennent les négos,et il en profites.Ce g8 faisait l’affaire de Mr Charest sa campagne electorale il veux la faire sans contestation,et avec cette gr`ve et cette loi 78,il atrouvé sa niche.ouvernement n’a jamais été de bonne fois depuis le début,Charest ne veux pas perdre la face,mais moi je dis plutôt qui aime continuer cette grève pour des gains politiques,et ça lui prenait une raison pour redorrer son blason.Mais il est trop tard,quand tu traîte les étudiants de violents quand il n’y en a pas,c’est que tu veux que ça continu.Quand il parle certaines gens vont croire le premier ministre à la place des jeunes,mais ces gens devraient faire confiance à la jeunesse qui est intelligente,bien plus que Charest ne laisse croire.Alors s.v.p. avant de juger les jeunes,regardez les politiciens comment ils cachent la vérité.La corruption est dans ce parti,et il a besoin d’appui pour les prochaines élection.La loi 78 ils l’ont votés pour ne pas aavoir de contestataires sur leurs chemins et ce durant leur campagne.Il est têtu et orgueilleux,et vaniteux ce Charest et ça ne lui fait pas plaisir d’avoir été pris à son jeu,de collusion et de corruption,et son cabinet de ministres ont beaucoup de choses à se reprocher.

  7. VLavoie dit :

    Pour toutes ces raisons et parce que le mépris du gouvernemt dure depuis beaucoup trop longtemps, je pense que les étudiants ont été trop conciliants dans cette ronde de négos. Il est clair que l’espoir de voir le PLQ est grand et que les leaders et leurs associations respectives tablent sur cette défaite. Il est clair que les étudiants ont élaboré plusieurs propositions qu’ils ne pensaient pas voir balayées du revers de la main. Le compromis n’est venu que d’un sens et, juste pour cette eaison, il conviendrait de réclamer la totale.

  8. Marc Belletete dit :

    1- La « concession » des étudiants de baisser le crédit d’impot va pénaliser les étudiants des DEP et des techniques au CEGEP. Ca revient donc a dire qu’en partie, ca sera ces étudiants, qui n’iront pas a l’université, qui devront payer une part de l’augmentation. Ca revient a lors a refiler une partie de la facture est des étudiants qui n’iront jamais a l’université!

    2- La « concession » d’abolir le REEE. Encore la, le REEE est pour toutes les études post-secondaire et non seulement les études universitaire. Ca revient a dire que tous les étudiants, y compris ceux qui n’iront pas a l’université, se verront désavantager. C’est encore la refiler une bonne partie de la facture aux autres.

    3- Voici d’autres statistiques sur les REEE de 2006:
    En 2006, les biens dans les REEE ont augmenté de 18,2 %, soit de 18 milliards de dollars à 22,3 milliards de dollars. En 2006, les Canadiens ont retiré 1,062 million de dollars en biens dans les REEE pour soutenir 190 179 étudiants, pour un montant moyen de 5 585 $ par étudiant.

    4- Vous parler que les plus pauvres ne peuvent de toute facon cotiser aux REEE. Ca tombe bien, car pour les familles gagnant 52 000$ ou moins, donc les plus pauvre, l’université ne leur coute rien. Difficile de faire mieux pour les plus pauvres.

    Finalement, lorsque les arguments d’un article sont influencés par la conclusion que l’on veut lui donner au lieu que ce soit l’inverse, il devient alors facile de prouver pas mal n’importe quoi!

    • Samuel Pothier dit :

      Pour revenir sur votre point 4.

      « [...] pour les familles gagnant 52 000$ ou moins, donc les plus pauvre, l’université ne leur coute rien. »

      Ceci est archi-faux.

      Les bourses ne couvrent qu’une partie du montant des frais de scolarité, le reste étant remis à l’étudiant sous forme de prêts.

      Étant donné l’incertitude relative aux marchés, il paraît bien risqué pour un citoyen émergeant des classes économiques le plus pauvres de s’endetter pour un diplôme qui ne pourra pas lui garantir un emploi bien rémunéré.

      • Marc Belletete dit :

        En 2018, les frais de scolarités seront de 3 946$ (2 168$ aujourd’hui).
        Avec un revenu familial de 45 000$, la bourse est de 5 113$, soit le maximum de bourse possible, ce qui couvre l’ensemble des frais de scolarité et meme plus. Apres 45 000$, le montant des bourses décroit linéairement pour atteindre 0$ avec un revenu familial de 71 910$.

        Ce qui fait qu’avec un revenu familial de 52 000$, la bourse serait de 3 946$, soit exactement le meme montant que les frais de scolarité.

        Il va falloir que vous m’éclairiez sur comment vous etes arrivez a votre conclusion!

        • Yvan D'Astous dit :

          Bravo pour vos commentaires. Enfin un intervenant qui essai de faire la part des choses entre faits et poudre aux yeux. Trop souvent les commentaires sont empreints d’une surcharge d’émotions qui ne fait qu’envenimer le débat. Si on essayait de voir la réalité telle qu »elle est, en se demandant entre autre que puis-je faire pour aider à régler ce conflit au lieu de l’attiser, les choses iraient beaucoup mieux. Je me pose la question suivante: comment se fait-il que les étudiants s’opposent de manière aussi virrulente à ce que les frais d’université soient ramenés au niveau que leurs parents payaient jadis (en dollars constants)? De deux choses l’une. Ou bien ils veulent effectivement payer moins que leurs parents auquel cas on peut se demander si leurs demandes sont justes et équitables dans le présent contexte économique. Ou bien ils sont plus pauvres que leurs parents (toutes choses étant égales) et ne sont tout simplement pas en mesure d’assumer l’augmentation des frais. Si c’est effectiveent le cas, alors se pourrait-il que leur protestations vise la mauvaise cible? Se pourrait-il que le débrayage étudiant ne soit en fait que le symptome d’un problème beaucoup plus important à savoir l’appauvrissement de cette génération?

  9. [...] vous invite à aller lire ceci. C’est l’analyse des négociations de l’IRIS, depuis le début de la crise. Leur conclusion [...]

  10. pascal dit :

    Analyse biaisée par un parti pris (pro étudiants) flagrant.

    • François Marchand dit :

      À pascal, vous avez une meilleure référence à proposer qui serait plus objective?

      • Marc Belletete dit :

        Le problème avec les analyses d’IRIS c’est qu’ils commencent par écrire leur conclusion socialiste et après ca ils cherchent les arguments qui appuient cette conclusion. Ce n’est pas ce que j’appelle faire de la recherche objective. A moins que ce soit leur but!

  11. André Lefebvre dit :

    Tout le probleme reste un probleme de $$$$ avant tout. J’ai 71 ans et je suis pour l’éducation gratuite. Gratuite évidemment pour ceux qui ont payé des taxes au Québec depuis au moins deux générations. Les Étudiants comme la Population du Québec sont convaincu d’avoir les moyens de se payer cette gratuité.Le Gouvernement a faits tellement de bourdes a la face du Peuple qu’il doits répondre de ses gestes. Manque de financement du Gouvernement…allez dont fouiller dans les Paradis fiscaux de vos ti-namis. Arreter de donner nos ressources aux Capitalistes sauvages. Je pourrais vous en sortir d’autres sources de revenus. Lacher la classe moyenne qui paie toujours.

  12. Éric Isabelle dit :

    Une expression du gouvernement en dit long : « à coup nul », pour le gouvernement, et pour les constribuables. Très bien. Ce qui montre que le gouvernement ne fait que bouger les meubles de place dans la pièces, sans faire de réel ménage. Ça montre également qu’il est incapable de toucher aux paradis fiscaux, par exemple. De remettre en vigueur la taxe de seulement 1% pour les grandes banques, qui, à elle seule, règle le problème sur-le-champ. Ah, non ! Ça, c’est sacré, les banques sont des intouchables ! En plus, c’est une mesure proposée par la CLASSÉ, leur pire ennemi actuellement, le Ben Laden du parti libéral ! Autre solution : repenser son financement par rapport au Plan Nord, de toutes façons contestable, et ce qui ne changerait pas grand chose, à long terme. La hausse des frais de scolarité équivaut même pas à un dixième d’un pourcent du budget du gouvernement. Je ne comprends pas pourquoi on en est encore là. On voit bien qu’il tente vde négocier des valeurs, et non des chiffres, ce qu’il ne fera jamais. Alors où allons-nous ? Toutes les propositions du lui ont été proposées; moratoire, médiation, indexation, etc., rien ne fait jamais son affaire. « L’État, c’est moi », comme le disait Louis XIV, parole que Charest fait sienne actuellement.

  13. Claude Laplante dit :

    Le gouvernement corrompu de Charest essai de nous dire qu’il n’a pas d’argent, 15 millions pour la F1, plusieurs centaine de millions de millions pour l’aéra a Péladeau, 300 millions pour une route dans le nord pour permette de ce faire volé, des beaux banquets a sagar de Desmarais, la corruption dans la construction, les garderies, un contract de 20 ans 368 millions pour les SCHLD sans appelle d’offre avec les ti-namis du parti. Je n’en revient pas que faites autant de monté de lait pour la cause de étudiants…. ouvré vous les yeux le gouvernement nous vole a pleine poche et vous crachez sur la génération qui paiera nos fonds de pensions et qui changerons nos couche.

  14. Excellente analyse qui décortiquent savamment le réel de cette négociation. Les étudiants avaient une vision à long terme, mais le gouvernement qu’une faible vision à court terme. L’avenir est décidémment du côté de celle envisagée par cette frange de la jeunesse et de ses acolytes qui ont fait leur recherche, savent comment communiquer et sont très lucides et persévérants. As Margaret Mead would say: « Never doubt that a small group of thoughtful, committed citizens can change the world; indeed, it’s the only thing that ever does. »

    • Marc Belletete dit :

      Augmenter le financement des université sur 7 ans pour assurer une éducation de qualité a long terme = vision a court terme?

      Abaisser les frais de scolarité pour 1 ou 2 ans et apres ca on verra = vision a long terme?

      On ne doit pas avoir les memes définitions de ce qui est court terme et long terme!

      • Patrick Bengio dit :

        Geler les frais de scolarité pour 1 ou 2 est effectivement une mesure à court terme, mais devant le fossé idéologique qui sépare le gouvernement des étudiants, vous savez très bien que les négociateurs ne peuvent pas proposer leur vision à long terme.

        La réelle vision à long terme des étudiants est simple : encourager le financement public des université jusqu’au financement totalement public, ce qui donnerait des droits de scolarité totalement progressifs…

        et cela est englobé dans un projet plus large encore de société plus égalitaire. On peut ne pas être d’accord, mais c’est du long terme.

        Celle du gouvernement l’est moins. Que veut-il faire après cette hausse… rejoindre la moyenne canadienne? Indexer? Rejoindre la moyenne nord-américaine?

        Et puis SVP cessez de prétendre que le gouvernement est le seul à vouloir une éducation de qualité, c’est faux et ça ne contribue en rien au débat.

        • Marc Belletete dit :

          Pour ce qui est d’une éducation de qualité, je crois que tout le monde recherche cela. De plus, je crois que tout le monde est d’accord sur ce que ca prend pour avoir une université de qualité, soit de l’argent. La ou il y a désaccord c’est d’ou doit venir cette argent: du gvt totalement ou en partie.

          Et pour ce qui est de la gratuité complete, je crois que c’est utopique, a moins d’avoir un fort contingentement. Par exemple, en Finlande l’université est gratuite, mais seulement 30% des demandes sont acceptées. Meme chose en Russie ou c’est gratuit pour les plus intelligent et payant pour les autres.

          En conclusion, je ne crois pas que l’on peut avoir une université gratuite et accessible a tous sans amputer sérieusement d’autres services, ce que le peuple québécois n’est pas pres a faire.

  15. Danielle dit :

    La politique est et restera un mal nécessaire. Qui a le pouvoir détient le moyen d’imposer sa vision. Dans le monde d’aujourd’hui individualiste et capitaliste qui devrait se surprendre que moralité, imputabilité et éthique soient disparues du paysage? Toutes ces discussions ne servent à rien dans ce contexte ou un premier ministre décide de tout, suffit que quelques Napoléon tels que Harper ou Charest soient mis au pouvoir et le tour est joué. …et ils le sont, c’est là tout ce qui surprend!

    Je crois que le financement des partis politique est la première cible car le problème est systémique; la problématique c’est la mécanique elle-même. Ensuite je crois que la notion de ‘partis’ devrait être éliminer afin de donner au peuple une vraie représentation libre et multiple ce qui garantirait plus de justice. …car il faut compter AVEC les enveloppe brunes dans notre stratégie, ce sont elles les vraies « leaders » des gouvernements et comme la « game » est facile avec un seul leader à soudoyer!

    Décloisonnons les partis, perçons le mur du secret des magouille par notre surveillance étroite et informée, et SURTOUT rétablissons L’IMPUTABILITÉ. Cette donnée du problème est hautement négligée de sorte qu’un viaduc tombe, tue des personnes et nul n’en est imputable, pareil pour la corruption dans le financement des partis politique et la construction, ça va tout ensemble. Ah! Il y a bien eu Bastarache, commission bidon qui ne visait qu’à blanchir à grand frais (encore) le nom sale de Charest…pour cette dépense il (Charest) n’a pas tergiversé longuement avant d’avancer les sous. Pareil pour tout le reste (Gaz de shiste, vente d’Anticosti, contrat de CHSLD, de Garderies, et j’en passe)…mais pour les revendications des étudiants quelle aubaine! Qu’il en coute une fortune à notre société et à nos commerçant Charest n’en a que faire puisque lui, le roi, espère en tirer un profit aux élections. Il prend le peuple, « son peuple » pour ce qu’ils sont finalement, des dupes qui l’ont élu 3 fois déjà! …Non, je ne suis pas fière…j’ai honte en fait… que les policiers n’arrêtent ils pas les casseurs, groupe masqué que tous voit sans problème et qui ne sont que quelques dizaine? Ben non, ça sert trop bien de pouvoir taxer les manifestant de casseurs, les parents, les enfants et…les étudiants. Québécois, à moins qu’on se la ferme nous sommes des casseurs, foi de Charest! Quant à l’avenir, qui s’en préoccupe? Bientôt il sera loin parti avec ses gains. …à moins qu’on l’élise une 4ième fois…

  16. Pat dit :

    Le REEE, sans faire de politique…

    Les placements font du sur place à l’abri de l’impôt depuis près de onze ans.

    Les dettes des ménages augmentent sans cesse.

    Y-a-il beaucoup de gens qui négligent de rembourser leurs dettes au profit d’une cotisation dans un REEE ? Il n’y a aucuns frais administratifs annuels encourus à rembourser une marge ou une carte de crédit. Un taux d’intérêt de 3% sur une marge remboursée avec de l’argent après impôt, c’est comme plus de 5% de rendement imposable pour bien des gens.

    Le REEE (à part pour la super-première année, j’en conviens) est-il à ce point plus utile qu’un simple compte d’épargne par les temps qui courent?

    Y a-t-il un fiscaliste dans la salle?

    Conseillers financiers, SVP s’abstenir.

  17. PDuh dit :

    J’ai lu quelques commentaires, dont le fait que la société québécoise n’a pas les moyens de se payer des universités de calibre international.

    Mais dites-moi: quelles société a les moyen véritable de ne PAS financer une éducations supérieure? Une société qui ne produit pas de citoyens hautement qualifiés dans une variétés de domaines allant des sciences humaines au sciences dures est une société qui en peu de temps n’est plus capable d’être le moteur de son propre développement, donne ce développement à des entreprises étrangères (tiens le plan Nord!), avec la conséquence que les profits partent à l’extérieur du territoire sans contribuer à cette société en question.
    Vraiment: aucune société développée telle que la nôtre n’a les moyen de ne PAS financer une éducation supérieur qui se respecte!

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