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Quelques rappels utiles pour comprendre le débat sur les impôts

Un débat fait rage en ce moment au Québec à propos de l’imposition des contribuables les plus fortunés. Le problème est que, souvent, le système d’imposition et les données de base à son propos ne sont pas compris. Si l’IRIS est clairement en faveur de cette hausse, ce billet ne porte pas tant sur notre position qu’il tente de faire œuvre utile en faisant mieux comprendre la situation. Abattons quatre mythes tenaces, qui, comme tout mythe qui se respecte, sont à la fois présents dans la culture populaire et dans les médias.

Mythe 1 : Les riches paient 24% de leur revenu en impôt pour le Québec

Ce mythe provient et se perpétue fort probablement de par l’incompréhension du système d’impôt progressif. Dans la réalité, une personne gagnant 100 000$ par année, ne peut pas payer plus de 17,5% d’impôt au Québec. C’est la distinction entre ce que l’on appelle le taux marginal et le taux effectif.

Rappelons comment fonctionne notre système. En ce moment il a trois paliers. Comme l’indique Revenu Québec, en 2012, les paliers seront répartis de la façon suivante :

  • De 0$ à 40 100$ : 16%
  • De 40 100$ à 80 200 : 20%
  • 80 200$ et + : 24%

Les taux de chaque palier sont les taux marginaux d’imposition. Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que ce taux ne concerne que les montants de revenus compris dans le palier visé. Il faut lire les paliers d’imposition non pas comme des catégories de revenu, mais comme des tranches de revenu. C’est-à-dire que le premier 40 100$ sera imposé à 16%, le 40 100$ suivant à 20% et tout revenu excédent 80 200$ le sera à 24%. Un petit détail à ne pas omettre est l’exemption de base de 10 600$, qui confère un crédit d’impôt non-remboursable de 2120$. En somme, l’impôt ne commence à s’appliquer qu’après qu’un individu ait gagné plus que ce montant de base. Voici donc pour l’aspect théorique de la chose, maintenant, attaquons nous au calcul qui nous a permis de définir que le maximum d’impôt qu’un particulier gagnant 100 000$ peut théoriquement payer est de 17% et non 24% comme le stipule bien allègrement le mythe. Et entrons un peu plus dans la réalité du taux effectif.

Vous serez imposé à 16% sur les premiers 40 100, c’est-à-dire que vous paierez 6416$ d’impôt pour la première tranche de revenu.

Pour les 40 100 $ suivants (ceux entre 40 101$ et 80 200$) vous serez imposé à 20%, vous paierez donc 8020$ d’impôt sur cette tranche de revenu.

Ce sont seulement les 19 800$ restants (ceux entre 80 200$ et 100 000$) qui seront imposés à 24% pour un montant de 4 752$. Il faut par contre ajouté le crédit non-remboursable de ce que l’on nomme le «montant de base personnel». Ce montant représente un crédit d’impôt de 20% pour 10 600 $. Sommairement, nous devons déduire 2120$ d’impôt sur le montant total d’impôt. Vous paierez donc un total de 17 068$ d’impôt au gouvernement du Québec, soit 17% de votre revenu, et non 24%.

Cependant, ce 17% est très théorique ; dans la réalité, lorsque nous regardons les statistiques fiscales de 2009, les contribuables faisant entre 100 000$ et 150 000$ ont consacré en moyenne 13,7% de leur revenu total à payer de l’impôt au gouvernement du Québec. On est bien loin du taux marginal de 24% et du taux effectif que nous avons calculé de 17%. Cette différence s’explique  en majeure partie par les exemptions fiscales. Donc quand on dit que les riches sont taxés à 24%, nous ne parlons que du taux marginal, taux qui est nécessaire pour les comptables, mais pour représenter la réalité, il serait mieux de parler du taux effectif (pourcentage du revenu payé une fois que la déclaration d’impôt est remplie) qui lui a l’avantage de mieux exposer la réalité fiscale d’un contribuable.

Mythe 2 :  Le gouvernement souhaite hausser les impôts des plus riches à 31% de leurs revenus

La hausse présentée par le Parti Québecois (PQ) vise à créer deux nouveaux paliers. Le quatrième palier ajouté à ceux que nous venons de présenter inclurait les revenus entre 130 000$ et 250 000$ à un taux marginal de  28%, tandis que l’ajout du cinquième palier hausserait le taux marginal d’imposition à  31% pour tout gain dépassant les 250 000$. On prétend que cette hausse touchera lourdement les plus fortunés. Les détracteurs de cette hausse nous parlent d’une augmentation de 4% pour les particuliers gagnant entre 130 000$ et 250 000% et une hausse de 7% pour ceux gagnant plus de 250 000$. Comme nous l’avons vu dans le premier mythe, il faut bien comprendre que ce sont uniquement les sommes d’argents comprises dans ces paliers qui seront touchées. Pour la plupart des contribuables visés, cette hausse aura assez peu d’impact sur leur taux d’imposition effectif.

Donc, quelqu’un faisant 130 000$ ne paiera pas un sou de plus d’impôt et quelqu’un en faisant 135 000$ paiera, avant ses déductions, 200$ de plus d’impôt qu’avant. Quand on regarde l’effet plus en détails sur divers cas-types par l’entremise du taux effectif (sans tenir compte des déductions, mais en tenant compte de l’élimination de la contribution santé) on se rend compte qu’il n’en est rien pour la grande majorité des contribuables touchant ces revenus. Nous avons fait le même exercice que dans la démonstration du premier mythe pour des revenus individuels de 150 000$, 190 000$ et 300 000$ afin de voir la hausse réelle pour chacun d’eux suite à la création des nouveaux paliers.

Revenus annuels Hausse du taux d’imposition effectif

150 000$

0,53%

190 000$

1,26%

300 000$

2,77%

Au regard du tableau, nous voyons que l’augmentation du taux effectif est bien loin du mythe déclarant une hausse de 4 et 7%. Pour la grande majorité de cette minorité de contribuables, le taux d’imposition augmentera de 0,5 à 2,77 points de pourcentage. Ce n’est donc que pour les revenus de 400 000$ et plus (une très mince portion de la population) que cette augmentation ira chercher plus de 5% de leur salaire.

Mythe 3 : Le taux d’imposition a augmenté dans les dernières années

Le quotidien La Presse a publié un joli tableau qui, s’il a d’importants défauts, fait la démonstration que de 2000 à 2010 les impôts de tous les contribuables ont diminué, tant au provincial qu’au fédéral.

Pour aller plus loin sans pour autant faire une étude détaillée, jetons un coup d’œil sur l’évolution du système d’imposition de 2000 à 2009 pour se donner une idée de l’évolution de la fiscalité québécoise. Cet examen se fait avec des salaires équivalents en regard de l’indexation.

2000 Taux d’imposition effectif 2009 Taux d’imposition effectif
0$ à 15 000$ 0,9% 0$ à 20 000$ 0,6%
15 000$ à 40 000$ 8,5% 20 000$ à 50 000$ 9,6%
40 000$ à 70 000$ 13,6% 50 000$ à 100 000$ 11,2%
70 000$ et + 16,9% 100 000$ et + 14,7%

Seule la tranche de 20 000$ à 50 000$, que l’on met souvent dans la «basse classe moyenne»,  a connu une légère augmentation de son impôt. Sinon, l’ensemble des contribuables ont connu des baisses d’impôt. Ces baisses ont été particulièrement élevées pour les contribuables faisant 50 000$ et plus. Et si nous regardons les 100 000$ et plus – catégorie où se situent les contribuables touchés par la hausse d’impôt – la diminution en dix ans a été de 2,2% en moyenne. Comme la hausse annoncée touche seulement une partie de ces gens, on ne peut même pas parler de rattrapage face au taux d’imposition de 2000.

Mythe 4 : Les contribuables touchés ne sont pas si riches que ça

Il semble y avoir une certaine confusion entre revenu des individus et revenu familial. Cette confusion provient fort probablement de la prédominance dans les portraits statistiques de l’utilisation du revenu familial tandis que dans le cas qui nous intéresse ici, il est question du revenu individuel.

Nous parlons donc des contribuables qui font des salaires individuels de 130 000$ et plus, et non familiaux. En fait, plusieurs de ces contribuables font partie de ménages touchant des revenus totaux plus importants que 130 000$.

Comme le concept de riche est un concept relatif, les riches sont riches comparativement aux autres. C’est pourquoi, lorsque certains discours veulent perpétuer le mythe que nous n’avons pas de riches au Québec, il y a l’utilisation d’une comparaison avec les riches de d’autres endroits (par exemple les États-Unis). Mais qu’en est-il si nous nous essayons de définir un riche en lien avec  la société dans laquelle il vit? Comme exposé dans un billet précédent, les contribuables faisant plus de 150 000$ représentent le 1,5% le plus riche de la population et récolte 12% de l’ensemble des revenus gagnés au Québec à lui seul. Si faire partie des 92 000 personnes qui se partagent entre elles 29 milliards de dollars n’est pas être riche, on se demande un peu ce qu’est être riche.

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  1. Jean dit :

    Excellente analyse: simple et claire.

  2. Linda dit :

    Merci…
    Je vais partager largement!

  3. JP Vezeau dit :

    Pourquoi ne la meme recherche seulement pour les gens qui gagnent plus de 250 000$ par année. Quel est le pourcentage du revenu total québécois qui est empoché par ces 16 ooo personnes.

    Combien d’argent est envoyé dans des paradis fiscaux (200 milliards au Canada).

    Je suis comptable, et la seule manière d’équilibrer un budget déficitaire et d’augmenter les revenu ou de diminuer les couts.

    Pourquoi ne jamais diminuer les couts? J’aimerais un peu plus de visibilité sur des théories économique (que l’ont associe à la droite). PAs besoin de faire des rechercehs à longueur d’année pour se rendre compte que beaucoup de décisions prises par nos gouvernement ne font aucun sens du point de vue économique (je parle de la science et du signe de $). Subventionner pour gagner des votes nous a mit à la rue, il est peut etre temps d’avoir l’esprit un peu plus ouvert pour un bien être collectif à long terme. 200$aujourdh’ui pour des millions plus tard.

    • Bernard La Frenière dit :

      Plusieurs études ont montré que couper les dépenses dans la fonction publique ne produit pas de bons résultats. Harper est d’ailleurs en train de le prouver en ce moment-même. Une surcharge pour les programmes sociaux, combinée à une baisse des dépenses de consommation. En prime, la fonction publique n’est pas plus efficace, on y voit même une détérioration des services aux citoyens. Bref, vraiment pas une bonne idée. Il faut rendre la fonction publique efficace, c’est certain, mais ce n’est pas en mettant aveuglément des fonctionnaires à la porte qu’on y parviendra. Plutôt que de voir de l’argent à économiser, il faut plutôt voir les services supplémentaires qu’on pourrait gagner à rendre l’appareil de l’état plus efficace. Je n’ai aucun problème à payer des impôts si j’en ai pour mon argent.

      • Céline Cabana dit :

        Voila de sages paroles!
        Il ne faudra pas, pour Mme marois, faire une habitude d’augmenter les plus aisés financièrement.Que nos $ soient mieux dépensés. Et que les dépenses inutiles soient complètement coupées.

      • Rachad L dit :

        Vous avez bien raison. Les coupes de Harper sont pour la plus part insensées et mal ciblées, purement idéologiques. Depuis que les conservateurs sont là, le Canada a chuté dans les classements mondiaux en matière d’innovation et de compétitivité. http://affairesautrement.blogspot.ca/2012/08/lancement-de-lindice-mondial-2012-de.html
        Le seul domaine où le Canada s’est amélioré est dans la compétitivité fiscale pour la simple raison que le même gouvernement a réduit énormément le fardeau fiscal des entreprises privées.

    • Mathieu B dit :

      La charge de travail reste et restera toujours la même. Que tu es 1000 personnes pour la faire ou 500 personnes.

      De plus, si tu as juste 500 personnes, ils devront faire 2x plus de travail. Donc travailler plus. Au finale sa reviendra au même. Ou les dossiers auraient un retard monstre.

      • Carl B dit :

        Ou, comme nous le constatons actuellement à plusieurs endroits au Québec, un retard monstre ET un certain % de travail fait à la butch, donc à refaire tôt ou tard pour au final… générer encore plus de retards et d’augmenter l’épuisement, les dépressions,etc… Ce qui engendre une croissance de la demande dans certains secteurs sociaux (psy,csst,arrêt de travail temporaire,etc),puis une augmentation de la consommation de médication, diminution de la qualité de la vie familliale, ce qui entraine à son tour une augmentation des problèmes de délinquence chez les jeunes… bref, c’est un effet en chaine sans fin qui se dirige directement vers un mure!!

        Puisqu’une société est une dynamique de groupe, un ensemble, un tout… Les « carrences » généré d’un côté peuvent être compensé de l’autre mais dans une mesure raisonable. Au Québec, le raisonnable a disparue depuis fort longetmps. Il serait temps qu’on prennent le taureau par les cornes et que le problème se règne car c’est tout le système qui a basculer là…

        • sined dit :

          laissez moi rire… quand l,on sait que, avec la sécurité d,emploi , tout ce que la fonction publique a pour préoccupation, est en faire moins et etre payé plus. seriez vous fonctionnaire par hazard carl b????????

          • The Ubbergeek dit :

            Quel ridicules ramassis de clichés méprisants et haineyx.

          • Benoit Massy dit :

            En tout cas, Northern Telecom, à ce que je sache, c’était une compagnie privée. N’est-ce pas? Qu’est-il arrivé avec les fonds de pension? Enron, à ce que je sache, c’était bien du privé ou je n’ai rien compris? Ce n’est pas parce qu’un « crosseur » travail dans le public, qu’il ne le sera pas dans le privé. La différence majeure, selon moi, c’est que, lorsque la population fini par comprendre le subterfuge, nous pouvons nous débarrasser de ces ingrats personnages. Dans le cas du privé, nous devons vivre avec… Regardez tout ce qui est arrivé en 2008.

            Je n’ai jamais travaillé dans le réseau public, donc, ne pensez même pas me faire ce reproche. J’ai été chef d’entreprise durant 15 ans et je travail pour une petite entreprise, alors, rien à voir avec le fonctionnariat.

            Ou je décroche du privé, c’est lorsqu’ils arrivent à nationaliser les pertes et les investissement et à privatiser les profits.

  4. Charles dit :

    Vous ne parlez par de rétroactivité… c’est là le principal point où les gens chialent. LA hausse d’impôt était annoncée et les gens ont voté en faveur de ce gvt. Ils n’ont jamais parlé de revenir à janvier 2012, ce qui peut importuner bien des gens…

    • Isabel Cyr dit :

      Cette article ne me parle pas de la retroactivité ni de la hausse du gain en capitaux. What’s the point?

      • Francis Fortier dit :

        En réponse aux commentaires d’Isabel Cyr et de Charles en ce qui concerne l’absence d’analyse sur la rétroactivité et l’augmentation de la portion imposable du gain en capital dans le présent article. Il est vrai que ces deux éléments fiscaux font partie à la fois de l’actualité et de la mise en place de la réforme fiscale péquiste, mais cet article avait plus comme but d’entamer la réflexion sur des bases communes de réflexion en ce qui concerne la progressivité du système fiscal québecois. En somme, de présenter l’état des lieux avant de se lancer dans des analyses plus spécifiques sur la manière de mettre en place les réformes fiscales (rétroactivité), les nouvelles mesures fiscales (gain en capital) ou encore sur les déductibles remboursables ou non. L’analyse sur la fiscalité québecoise n’est pas terminé avec se simple article. Nous continuerons à l’IRIS à réfléchir sur les éléments que plusieurs commentaires souligne à la fois la pertinence et la nécessité d’une analyse.

  5. Darwin dit :

    «Un petit détail à ne pas omettre est l’exemption de base de 10 600$, qui est non imposable pour tous. En somme, l’impôt ne commence à s’appliquer qu’après qu’un individu ait gagné plus que ce montant de base»

    Ce n’est pas tout à fait exact. Les paliers d’imposition s’appliquent à partir du revenu imposable, c’est-à-dire du revenu total moins les déductions (dont les RÉER, les RPA et la déduction pour travailleur). Donc, il est vrai qu’une personne qui gagne 100 000 $ n’est pas imposée sur ce montant, mais bien sur ce montant MOINS ses déductions.

    Le crédit remboursable calculé sur 10 600 $, crédit établi à 20 % de cette somme, donne droit à une réduction de 2120 $ de l’impôt calculé sur la base du revenu imposable. Comme le taux d’imposition des revenus imposables inférieurs à 40 100$ est de 16 %, une personne qui gagne 13 250 $ et moins verra l’impôt calculé à partir de son revenu imposable complètement annulé par le crédit d’impôt de 2120 $ (13 250 $ x 16 % = 2120 $). Donc, une personne commence vraiment à payer de l’impôt si elle a un revenu imposable de plus de 13 250$, et ça, si elle n’a pas droit à d’autres crédits!

    Cela influence bien sûr quelque peu les autres calculs de votre billet.

    «Donc, quelqu’un faisant 130 000$ ne paiera pas un sou de plus d’impôt et quelqu’un en faisant 135 000$ paiera, avant ses déductions, 200$ de plus d’impôt qu’avant.»

    Encore là, vous omettez de tenir compte des déductions, car les paliers d’imposition ne s’appliquent que sur le revenu imposable, pas sur le revenu total. Or, les statistiques fiscales des particuliers de 2009 nous montrent que les 159 204 contribuables qui déclaraient des revenus de 100 000 $ à 149 999 $ ont bénéficié en moyenne de déductions de près de 17 000 $. On peut donc dire que pour bien des contribuables, ce n’est qu’à partir d’un revenu avoisinant les 150 000 $ qu’ils commenceront à être touchés par la hausse de 4 %. Le même raisonnement s’applique aux contribuables qui gagnent 250 000 $ et plus, comme j’en ai parlé dans ce billet http://jeanneemard.wordpress.com/2012/09/27/le-lobby-des-riches-et-la-confusion-organisee/ :
    «peu nombreux sont ceux qui gagnent moins de 300 000 $ qui paieront le taux maximal (31 %), la moyenne de gains déductibles des contribuables qui ont gagné 250 000 $ et plus en 2009 s’étant élevée à 56 450 $…»

    Cela dit, il est probable que cette déduction est plus forte pour les contribuables qui gagnent plus de 500 000 $ que pour ceux et celles qui ont eu des revenus qui se situent entre 250 000 $ et 300 000 $. D’ailleurs, la déduction moyenne des contribuables ayant gagné entre 200 000 $ et 250 000 $ fut d’un peu plus de 33 000 $.

    Bref, ce qu’il faut retenir, c’est que la hausse des taux d’imposition s’applique à des revenus beaucoup plus élevés qu’on veut nous le faire croire. Dans ce sens, mon commentaire ne contredit pas votre billet, mais surenchérit sur ses conclusions!

    • Francis Fortier dit :

      Merci de votre commentaire, nous allons apporter les corrections nécessaires en ce qui concerne le montant de base personnel. Pour le reste de votre commentaire, nous somme tout à fait d’accord avec vous, les crédits d’impôt, et aussi les types de revenu d’un particulier, va avoir un impact important sur les taux effectifs.

  6. bruno dit :

    De très bon rappels qui sont utiles à tous.

    L’avancée de chiffres bruts par les médias ne suffit pas, il faut toujours une analyse derrière.

  7. Sylvie dit :

    Merci pour cet éclairage! Pourriez-vous svp donner un exemple précis de la méthode utilisée pour expliquer « Cet examen se fait avec des salaires équivalents en regard de l’indexation. » (Mythe no 3)
    Merci!

    • Simon Tremblay-Pepin dit :

      Elle est très simple (à défaut de faire une étude plus approfondie).
      À partir des statistiques fiscales 2000, on prend les revenus totaux d’une certaine tranche de contribuables (par exemple les contribuables faisant de 15 000$ à 40 000$ en 2000).
      On divise l’impôt payé par ces contribuables par leur revenu total, ça nous donne le taux d’imposition effectivement payé (par exemple 8,5%).
      On passe ensuite ces revenus à l’inflation et on tente de situer la tranche de revenus déterminée par les statistiques fiscales de 2009 la plus proche du revenu de 2000 après inflation (par exemple, 20 000$ à 50 000$).
      On procède à la même opération pour trouver l’impôt effectivement payé, et voilà.

      Ce n’est pas très complexe, mais ça demande un peu de temps à faire considérant l’organisation des statistiques fiscales.

  8. G. Daniel Caron dit :

    Excellente analyse que nous devons tous partager. Je me permet un seul petit commentaire car je crois que l’approche préconisée se fait au détriment des familles. C’est bien compris que les mesures annoncées ne concernent que les contribuables qui font des salaires individuels de 130 000$ et plus, et non familiaux. Cela pénalise donc les familles disposant d’un seul revenu. Par exemple une famille qui totalisent deux salaires individuels de 125 000 $ (donc un revenu total de 250 000 $) ne sera pas concernée par cette mesure mais une famille vivant sur un seul salaire à 130 000$, qui gardent les enfants à la maison, sera lui touché.

  9. Dave dit :

    Moi et 67% des Québécois on a pas voté pour ça

    Plus d’impôts = économie plus lente

    • Étienne dit :

      J’aime ça l’argumentation de qualité…

    • RTD dit :

      C’est la mauvaise façon de voir les choses ! Pour garder les services que nous avons, et c’est le voeu de tous, il faut augmenter les revenus de l’état. Et les impôts légèrement plus élevés pour les hauts revenus, c’est la justice sociale.

      • Fabrice dit :

        C’est étrange comme tous le monde est d’accord quand c’est les autres qui paient.

      • Smith dit :

        Malheureusement, les plus pauvres ne seront pas plus riche avec cette hausse d’impôt. La vraie richesse des États ne se construit plus via l’argent, mais bien par le travail. C’est le travail qui permet d’accroitre le PIB des nations. Avec la hausse des impôts, bien qu’elle soit plus mince que ce que montre les journaux, on ne pourra pas sauver l’économie du Québec. On peut bien continué à augmenter les impôts des plus riches autant que l’on veut. Cependant, il faudra réalisé, un jour, qu’un seul groupe de la société ne peut pas trainer une population complète sur son dos. Je vois beaucoup plus de justice sociale dans la création d’une entreprise qui offrira des emplois à une population qui, par la suite, pourra s’acheter des biens et services, plutôt qu’à un système étatique offrant des services non-efficaces, privant plusieurs personnes d’avoir une aide qui leur serait vraiment nécessaire. Tout ce qu’on fait avec cette hausse est de mettre un pansement sur une fracture ouverte.

      • Roger Audet dit :

        Je rêve ou quoi ? La justice sociale ! hahaha Les services que nous avons ? Dites-vous bien que si nous sommes la province la plus endettée, mais aussi la plus taxée c’est qu’il y a forcément un problème ailleurs que dans les poches des contribuables, riche ou pas. Il y a probablement une optimisation à faire à quelque part voyons donc !

      • jeff dit :

        Excuse moi , mais plus de gratuité = plus dutilisation inutile et dabus des services.
        augmentation dimpots = les gens les plus touchés quittent pour ailleurs .

        un mix de ces 2 derniers = une croissance dutilisation vis a vis une diminution des ressources humaines —-> obligation d re-hausser les impots pour continuer de financer les services et cest un cercle vicieux qui repart, plus de gens riches continuent de partir et a chaque fois on doit diviser les couts entre ceux qui ne sont pas encore partis. Pourquoi ne pas se baser sur des systemes fonctionnels à 2 volets , comme a bien des endroits ou les temps dattente ne sont meme pas a comparer ?! Financés en grande partie par nos impots, moyennant une tres minime cotisation. De cette facon , ca éliminerais legerement les abus et surtout (parce que vous dites que ca ne touche pas personne ou presque en pratique) empecher daugmenter les impots des plus riches DONT LES MEDECINS , qui en passant represente 52% de leur gains (moins deductions/reer/credits dimpots) .
        Tout les péquiste ici sont tres bon a minimiser la realité, de ce que jai pu voir dans les commentaires.
        Vous semblez avoir oublié la notion dequilibre.
        Trop de gratuité = trop dabus
        Impots plus élevés = augmentation des évasion fiscales / contribuables quittent pour ailleurs.

        Pour ce qui est de la retroactivité, elle sera assez facilement contestable. Il ne sera possible d’appliquer la retroactivité que depuis la date ou mme marois est entrée au pouvoir. Autrement dit, la retroactivité peut etre valide que pour la periode ou elle avait l’autorité necessaire à l’appliquer, soit a partir de son élection. Par exemple, si un gouvernement liberal etait au pouvoir et adopterait une telle mesure, il pourrait appliquer la retroactivité jusquau debut 2012, puisquils était au pouvoir à cette date.

        Ne vous inquietez pas pour la retroactivité en tant que tel, mais ouvrez les yeux sur les tentatives sournoises du PQ de financer leurs belles promesses, et rappelez vous sen aux prochaines elections !

        • jonathan dit :

          Tres bonne annalyse. Il ne faut pas oublier que presque partout ailleur au canada,il y a un plus haut taux de diplomations universitaire, malgré le fait que ca coute plus du double. LEs étudiants sont plus responsables de leurs études, vu qu’ils paient, passent moins d’années a l’université, étudient dans des domaines ou il y a de l’emploi et non en anthropologie ou histoire de l’art-pre-romaine…DOnc, au bout de la ligne , ca coute moins cher a l’état, et a l’étudiant. un étudiant passe 2 ans ,pour un diplome utile au lieu de 4 ans pour de l’inutile (il finit par s’écoeurer..) Combien de personnes vont a l’urgence pour une petite grippe, car ils ont le temps,ne travaillent pas et que c’est gratuit?? ca prends une responsabilisation des gens. Pour les meres monoparentales sur le BS qui envoient leurs enfant a la garderie; rien contre, mais qu’en échange de ce congé, aillent faire du bénévolat aupres des personnes agées, du ménage a domicile bénévole etc. une forme d’échange social et responsable.

          • Guy R dit :

            Une simple suggestion: vérifiez vos données à Statistique Canada, plus précisément à Cansim 477-0020 et 051-0001. Vous constaterez que le Québec a été un premier de classe ou dans les premiers de classe, de 2007 à 2010, quant au niveau de diplomation. Cette statisque s’avère vrai autant à l’égard de la diplomation totale que celle universitaire.
            C’est bien de fonder son argumentation sur des données mais encore faut-il ne pas les inventer (ou simplement se fier sur les ouie-dire des journalistes). J’aimerais connaître la source de vos données.

          • Vincent dit :

            C’est triste de lire autant de clichés… Disons que ce n’est pas avec des réflexions comme celles-là qu’on va arriver à améliorer les choses.

      • Roger dit :

         »la justice sociale »…Enlever 200$ à tous les contribuable de la société pour les faire payer à la minorité….Où est la justice sociale? Vous voulez avoir de meilleur services mais ceci va rapporter moins d’argent puisque enlever ce 200$ enlève je crois 800 millions $ au gouvernement,,,,Alors nous devrions augmenter l’imposition de tous les québecois voir si ce serais encore correct!

        • The Ubbergeek dit :

          Ahhh, elle est belle la droite et ses faussetés, simplifications, anêries, etc…

          Aahahha, wow.

          • jonathan dit :

            ahh cette gauche ! ne veux pas travailler ni rien payer et s’offusque quand quelqu’un dit: tu me donne quoi en échange ,que je te fasse vivre??? la gauche mords la main qui le nourrit, alors ca fait fuir les payeurs et ca ne va qu’appauvrir l’ensemble du monde. AU fait, la gauche n’a aucune solution afin de s’autosuffire. Tout ceux qui votent pour la gauche n’ont pas les moyens d’offrir les services qu’elle désire et de récolter du financement parmis ceux qui ont voté pour eux.

    • Max dit :

      Commencez par voter pour un parti qui préconise une proportionnelle mixte si vous voulez vous plaindre de la représentation parlementaire. En attendant, moi et plus de 60% de la population n’avions pas voté pour les libéraux qui ont baissé les impôts des palliers supérieurs. On ne peut pas toujours avoir ce qu’on veu, cher ami.

    • Caroline St-Jean dit :

      Affirmation totalement gratuite, plus d’impôts = économie plus lente.

      Le «plus d’impôts», payés par les plus riches, va peut-être faire en sorte qu’Audi ou Lexus vont vendre moins leur modèle de luxe, mais l’ensemble des contribuables, ceux qui paient peu d’impôts, la classe moyenne qui ne paiera plus la taxe santé, tous ces gens vont mieux respirer et sans doute s’offrir une petite douceur, un livre, un restaurant, un spectacle…Ils vont faire rouler l’économie. Peut-être pas l’industrie du gros char, mais les retombées vont sans doute être plus importantes, car, une masse critique des gens va, manger au restaurant, payer une gardienne étudiante au Québec, encourager le théâtre, les humoristes, les chanteurs…de mon point de vue, c’est plus important que de faire augmenter les profits d’Audi, Mecedès ou Lexus…qui ne créent pas d’emplois ici ou trés peu.

      • Michel Roy dit :

        Que de jalousie et de mesquinerie!
        Quelqu’un qui après avoir payer de cinq à dix fois plus d’impôt que la majorité de ses concitoyens, réussi à se payer une Mercedes, ou Lexus sur laquelle, il paiera 15 ou 16000 de taxe, sans compter qu’il paiera le double pour ses immatriculations contribue plus en un an à l’essor économique que certain durant leur vie entière.
        Le problème n’est pas ce citoyen, mais le fait, qu’il n’y en a pas suffisamment au Québec, qui sont prêts à faire l’effort ou à prendre les risques nécessaires pour arriver à se payer leur rêve.
        Cessez de jalouser ceux qui réussissent et demandez leurs plutôt de vous enseignez leurs méthodes. Ainsi, vous n’aurez plus à aller fouiller dans leurs poches.
        « Donnez à manger à un pauvre, vous l’avez nourrit pour un jour, montrez lui à pêcher, vous le nourrirez pour la vie!

      • Manu dit :

        Typique de l’esprit de gauche!

        Une mentalité de nivellement par le bas.

        • The Ubbergeek dit :

          Typique de la droite, et son idéologie que ceux qui réussise pas sont des ‘paresseux’, ‘lâches’ etc…

        • Maude dit :

          et que de droite de penser que le fait de réussir passe par l’argent, les biens de luxe et le paraître! il semble que tout ait une valeur monétaire quitte à en perdre le sens moral!

    • Gabriel Manzano St-François dit :

      Je fais aussi partie des 68% qui n’ont pas voté pour le PQ: j’ai voté pour QS. On est peut-être 68% à ne pas avoir voté pour le PQ, mais vous êtes 58% à avoir voté pour le PLQ ou la CAQ.

    • cristo dit :

      Les baisse d’impôt ne ralentissent pas l’économie, au contraire, je ne sais pas ou vous croyez avoir vus cela, mais toutes les étude que j’ai lu tendent à démontrer le contraire.  » la réduction des impôts des plus riches n’a eu qu’un seul résultat notable : exacerber les inégalités économiques. »

      http://blogues.lapresse.ca/hetu/2012/09/17/baisses-dimpots-et-croissance-economique/

      Informez vous avant de dire n’importe quoi, par pitié pour l’intelligence…

    • Guy R dit :

      Votre affirmation à l’effet que « plus d’impôt=économie plus lente » est un non-sens. Si vous aviez raison, les économies des pays africains devraient être les plus avancées puisque ce sont celles qui ont le moins d’impôt.
      Les pays de l’OCDE sont ceux qui receuillent le plus d’impôt de leurs citoyens et ce sont aussi les plus développés. Je préfère et de loin vivre dans un pays de l’OCDE que dans un pays sous-développé où on paie moins d’impôt.
      C’est entre 1945 et 1975 que les pays de l’OCDE ont connu les plus forts taux d’imposition. Or, au cours de cette période, ces pays ont connu des taux de croissance plus élevés qu’actuellement. Pourtant les Tatcher, Reagan et suivants ont bien voulu nous imposer l’affirmation que vous avancez. Depuis 1975, les récessions économiques sont devenues plus fréquentes et plus profondes. Pensez simplement à l’actuelle récession.
      Ce qui est important, ce n’est pas d’avoir plus ou moins d’impôt mais bien de savoir ce qu’on en fait. C’est la demande qui est le moteur de l’économie. Or la demande s’exprime par les consommateurs, par les entreprises, par les gouvernements et enfin par le secteur extérieur.
      Imaginez que vous êtes très malade. Vous allez demandez des services de santé. Or dans la plupart des pays avancés, ces services sont fournis par les gouvernements. Et pour les fournir, ça prend des impôts.

      • Maxime dit :

        Utiliser la période 50-70 peut être très trompeuse. On sortait d’une longue période de dépression, qui avait d’ailleurs été déclenchée par une poussée inflationiste des années 20, les années folles, suite à la création de la FED. De plus, la guerre avait doté le pays d’un moteur de productivité privé sans pareil. On pouvait bien mettre de l’impôt davantage, l’effort collectif y était et les gens étaient responsables malgré la facon d’agir de l’état. C’est tout autre aujourd’hui. Bien que je sois pas un fan de Reagan, il avait suivi NIxon qui avait commis l’irréparable en déconnectant le dollard de l’or pour être en mesure de le dévaluer à volonté. C’est là que la chute aux enfers a commencé. Les années 80 ont pourtant été très prospères pour les USA, sans doute en grande partie grâce à Volker qui avait mis fin à toute pression inflationiste pour une bonne période. C’est définitivement la baisse constante des taux d’intérêts jusqu’à tomber sous le taux d’inflation réel qui a noyé cette croissance dans le malinvestissement et l’endettement irrémédiable. Actuellement, Plus d’état ne va amener que plus de dettes et seul le moteur privé est capable de nous donner les avancées nécessaire à l’augmentation du niveau de vie golbal dans la société. Cela ne veut pas dire que l’état n’a pas de role, simplement qu’elle n’a pas à tout gèré, bien au contraire. Elle peut très bien garantir un panier de services en payant sans pour autant organiser le service et plutôt laisser le privé le faire. On laisse ensuite le citoyen choisir tout en faisant suivre l’argent.

        • Maxime dit :

          Autre grave erreur dans votre argumentaire, ce n’est pas la demande qui génère la croissance mais bien l’offre. Tout le monde veut tout. Il faut simplement que le prix soit suffisament bas.

          • Guy R dit :

            Vous devriez faire la différence entre une erreur et une divergence d’opinion. Je ne partage pas votre point de vue à l’effet que c’est l’offre qui engendre la croissance. Votre point de vue date du début du 19ième siècle avec J.B. Say. Je comprends qu’il a été repris dans une forme nouvelle plus récemment par Robert Lucas mais ça n’en fait pas une vérité pour autant.
            Lorsqu’un entrepreneur décide d’investir, il le fait à partir d’un jugement qu’il porte sur la demande. Il anticipe que la demande sera bonne pour le produit qu’il veut mettre en marché. Ce sont les anticipations de la demande qui guident l’entrepreneur.
            D’ailleurs les Robert Lucas et cie ont fait la même erreur que J.B. Say à son époque et ont prétendu qu’ils ne pouvaient plus y avoir de récessions. Comme Say, ils se sont trompés. Juste à voir ce qui s’est passé récemment.
            De plus, votre commentaire comporte une contradiction puisqu’il mentionne « Il faut simplement que le prix soit suffisament bas ». N’est-ce pas là un élément de l’analyse de la demande? S’il suffit que le prix soit plus bas pour que la demande augmente, n’est-ce pas le début de la croissance et n’est-ce pas admettre implicitement que c’est la demande (ou son anticipaion) qui engendre la croissance?
            Si je fais erreur, d’autres avant moi ont aussi fait erreur que ce soit Malthus, Keynes, Kalecki, Hicks et d’autres plus récemment mais ayant quand même obtenu un prix Nobel (ou l’équivalent) comme Krugman. Mais je comprends que Hayeck ne fasse pas partie de cette liste.
            Espérant que vous conviendrez au moins que c’est une divergence d’opinion plutôt qu’une erreur d’argumentation.

        • Guy R dit :

          D’abord, votre argument concernant les années 1945-1975 (et non pas 1950-1070) ne tient pas la route. Dans la mesure où cette période en est une où il y a un fort taux d’imposition et une forte croissance économique, l’affirmation à l’effet que l’un et l’autre ne peuvent aller ensemble devient un non-sens et ce quelques soient les évènements qui ont précédé ou suivi. Je vous rappelle que je ne dis pas que la croissance économique est une conséquence des forts taux d’imposition. Je dis simplement que prétendre que l’un et l’autre ne peuvent aller ensemble est un non-sens qu’on peut vérifier dans la réalité. D’autant plus que les pays les plus développés sont ceux qui ont les plus forts taux d’imposition.
          Par ailleurs, lorsque vous reprochez à Nixon d’avoir laissé tomber l’étalon-or, vous errez complètement. L’utilisation de l’or comme étalon universel relève davantage de la mythomanie que de la réalité. Tant qu’à jouer dans ce scénario, on serait encore mieux servi en prenant la valeur du Bic Mac de McDO dans chaque pays. La valeur d’une monnaie est davantage liée à la demande qu’on en fait qu’à son rapport avec l’or. Si le US$ a eu des problèmes depuis 1980, c’est davantage dû au fait que les américains ont un déficit commercial, mois après mois, depuis 1980. Et malgré tout, ils ont réussi à conserver une monnaie relativement forte entre 1980 et aujourd’hui. C’était d’ailleurs la politique adoptée par Greenspan (1987-2006) (voir Le temps des turbulences). Cette politique a été d’autant plus facile à adopter qu’elle était réclamée par le secteur financier américain et alimentée par les entrées de fonds provenant notamment de la Chine, de la Russie, de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud.
          Vous donnez en exemple les années 1980. Tout en reconnaissant d’emblée que je partage votre point de vue concernant le travail de Volker, je vous rappelle qu’il y a eu deux récessions aux États-Unis au cours des années 1980. Est-ce vraiment un bon exemple?
          Vous dites qu’après les années 1980, « c’est la chute aux enfers ». Puis-je vous rappeler que Clinton a réparé les erreurs de Bush-père, que les principales baisses d’impôt ont été faites par Bush-fils, que celui-ci a laissé derrière lui une situation économique catastrophique et que Obama a maintenu les baisses d’impôt. Et malgré qu’il y ait moins d’impôt, malgré la baisse des taux d’intérêt, il y a eu la catastrophe de début 2008 et la reprise économique qui a suivi a tardé à se faire sentir et n’a jusqu’à présent été que de faible ampleur. Pourtant, les entreprises accumulent l’épargne. C’est simplement dû au fait que ceux-ci n’anticipent pas une hausse de la demande.
          S’il y a eu chute aux enfers, c’est davantage dû au fait qu’on a trop fait confiance à ceux qui prétendaient qu’il fallait déréglementer et qu’il fallait appuyer la croissance sur l’offre. Je vous rappelle qu’au moins à l’égard de la dérèglementation, Greenspan a reconnu son erreur, lui qui soutenait les apôtres de la dérèglementation.

  10. Marc-O Gagnon dit :

    Il serait bien de présenter également les impôts fédéraux dans votre analyse. Je paie bel et bien les deux types d’impôts sur ma dernière paie.

    Enfin, oui, la démonstration est bel et bien intéressante pour les impôts du Québec. Si vous deviez rajouter quelque chose, se serait le comparatif des salaires en terme d’économie.

    Beaucoup de travailleurs qui obtiennent ces salaires travaillent pour de grandes entreprises. Ces entreprises ont en majorité déplacé à travers les années leur siège social en Ontario. Lorsqu’un dirigeant d’entreprise a un bénéfice personnel salarial à habiter en Ontario et qu’il s’y relocalise pour sauver des impôts, il entraine souvent toute son équipe à le suivre. Il s’agit là de hauts salariés. Notre non-compétitivité en terme d’impôt vis-à-vis certaines autres provinces nous font perdre des hauts salariés et leur paiement d’impôt, pire, les sièges sociaux se déplacent parfois au détriment des autres provinces.

    Et si on faisait le bilan des entreprises non gouvernementales qui ont transférés leur siège sociaux dans les derniers 30 ans, 20 ans et 10 ans? Et combien d’entreprises ont choisi dès le départ de s’y localiser?

    En terme de programme offert, quel limite impose t-on à l’accessibilité au subvention pour les familles plus fortunées de certains programmes sociaux?

    Lorsqu’on analyse le sort d’un contribuable qui a des enfants, il est bien de tout analyser pour dresser le portrait global de la situation. En commençant des tranches d’impôts provinciaux, fédéraux, à l’accès aux multiples programmes de subvention et en analysant le nombre d’heures travaillés dans une semaine (et non celui déclaré).

  11. sim dit :

    2 erreur selon moi dans votre article

    1- se comparer aux taux passés… on ne peut pas rien faire pour le passé! On regarde se qui est mieux pour le présent et le futur….. Pour les contribuables les impôts personnels et corporatif au Québec sont les plus élevés….

    2- Le taux effectif n’est pas le meilleur taux d’analyse…. la question qui faut se poser, si j’entreprend un nouveau projet qui rapporte de l’argent… c’est quoi le coût! donc le taux marginal est meilleur taux! on gagne un dollar de plus et faut payé 0.35$ d’impôt au Québec…

    si on prend les taux combiné fédéral provincial…. a 55%…. cela va vouloir dire qu’il faut donner plus de la moitié de ce que l’on gagne aux gouvernement pour tout nouveau projet qui rapporterait de l’argent? donc les gouvernements ferait plus d’argent que ce qui me resterai dans mon portefeuille pour ce projet? un non sens! les gouvernements ne prennent pas de risque d’affaire et serait mieux rémunéré que le contribuable?

    • Francis Fortier dit :

      Dans un premier temps, je ne crois pas que cela soit des «erreurs», mais plutôt des divergences au niveau de l’analyse. Dans le présent article, nous démontrons à la fois la situation passée, présente et future. Je ne vois pas en quoi ceci est un problème. Quand nous voulons savoir où nous allons, il faut savoir d’où nous venons, donc de faire des analyses plus larges, non pas pour dire que c’était mieux dans le temps, mais juste pour avoir le plus d’informations possibles afin de bien comprendre les situations et problématiques qui se présentent à nous. Donc comprendre le passée pour bien préparer le futur.

      L’exemple de votre deuxième commentaire bénéficierait, je crois d’une analyse en terme de taux effectif. Dans la mesure où il y a souvent des programmes et des crédits d’impôt pour cette forme d’investissement. En plus, certaine forme de revenu ne sont pas imposable à 100%. Donc, souvent dans la réalité, un investissement est «récompensé» au niveau fiscal et ces crédits sont souvent considérer comme des incitatifs puisque les gens prennent en compte le taux effectif plutôt que marginal.

  12. Dominique dit :

    Très bon article, il y a seulement un détail que je n’arrive pas à comprendre. Pourquoi le contribuable qui gagne 100 000$ dans le mythe 1 est imposé à 17,5% d’impôts effectifs, alors que la tranche des 100 000$ et + dans le mythe 3 est imposé seulement à 14,7% d’impôts effectif?

    Merci de m’éclairer.

    • Simon Tremblay-Pepin dit :

      Comme il est mentionné dans le mythe 1, le contribuable entre 100 000$ et 150 000$ est imposé à 13,7% de ses revenus (le 17% est un taux théorique qui ne tient pas compte des déductions).
      Dans le mythe 3 il s’agit des 100 000$ et plus, donc incluant les revenus supérieurs à 150 000$, il est donc normal que le taux soit supérieur car les revenus plus élevés ont une plus grande part de leurs gains imposé au taux de 24%.

  13. Daniel Pouliot dit :

    Analyse vide de sens et complètement impertinente

    • Marc-Olivier Bastille-Sirois dit :

      Je me demande en voyant votre commentaire si c’est parce que vous n’avez pas lu l’article au complet ou si vous ne comprenez simplement pas ce qui y est écrit.

      Tout de même merci de partager votre opinion, découvrir vos arguments pertinents et exhaustifs m’a complètement fait changé d’idée!

  14. France dit :

    Merci! Je vais mieux défendre les choses maintenant.

  15. Raymond Hill dit :

    Pour les 100 000$ et plus, j’arrive à 15,0% pour 2009 plutôt que 14,7%. J’utilise le revenu total actuel (corrigé pour tenir compte des gains en capital et dividendes actuels) et l’impôt à payer, ou 14,3% en incluant les crédits d’impôt remboursable.

    • Francis Fortier dit :

      La différence entre vos chiffres est les nôtres est causée justement par l’inclusion ou non des crédits d’impôt dans le calcul. Il est vrai que nous ne les avons pas inclus. La raison était simplement, nous voulions simplifier au maximum cette partie dans le but d’exposer le fonctionnement du système. Et nous avons pensé que l’inclusion des crédits d’impôt aurait complexifié la mécaniques de démonstration et nous croyons que les gens comprennent l’implication des crédit d’impôt comparativement à la mécanique différente de calcul entre taux marginal et taux effectif. Par contre nous parlons des crédits d’impôt dans les autres parties de l’analyses puisque nous sommes conscients qu’il viennent modifier de façon importante la réalité fiscale des contribuables comme vous le démontrez dans votre calcul.

  16. Louis-Augustin Roy dit :

    « Comme exposé dans un billet précédent, le contribuable faisant plus de 150 000$ représentent le 1,5% le plus riche de la population et fait 12% de l’ensemble des revenus gagnés au Québec à lui seul. » Représente sans « ent » à moins que vous mettiez le contribuable au pluriel, et je crois que vous vouliez dire « fait partie du 12 % », plutôt que « fait 12 % de l’ensemble [etc.] », ce qui aurait plus de sens.

    Merci pour cet article, il est déjà partagé.

  17. Raymond Hill dit :

    En passant, une curiosité que je n’ai pas vue relevée dans les média, c’est qu’en 2009, les 250K$ et plus ont été imposés à un taux moindre (15,4%) que la tranche précédente des 200K$ à 250K$ (16,1%), et au même niveau que les 150K$ à 200K$ :

    http://www.raymondhill.net/vrac/taux-moyen-imposition-qc-2005-2009.png

    Je note que les revenus de cette tranche, les 250K$ et + ont bondi de plus de 4,3 milliards, alors que l’impôt à payer à crû de seulement 343 millions. Peut-être qu’il y a une explication, mais je ne la connais pas.

  18. [...] pas de la jalousie, ce n’est pas du mépris. C’est un appel à la raison. Comme l’explique si bien l’Institut Iris, «le contribuable faisant plus de 150 000$ représente le 1,5% le plus riche de la population et [...]

  19. Mat dit :

    Si au lieu de ne regarder que les revenus vous jetiez un coup d’œil au patrimoine, les écarts de richesses seraient carrément abyssaux. Ce n’est pas dans le revenu annuel qu’on défini le mieux qui est riche, mais dans l’évaluation de leur patrimoine. Si dans les écarts de revenu les riches paraissent privilégiés, cette différence paraît carrément scandaleuse dans l’analyse des patrimoines.

  20. Richard dit :

    Depuis quand un poisson, tel un requin, a t-il des ailerons ??? Est-ce qu’on parle d’une variété de requin volant ou quoi ???

  21. Diane Choquet dit :

    Bonjour
    Je ne sais pas si je suis hors sujet avec mon commentaire…
    Je suis surtout préoccupée par le 75% sur le gain en capital.
    Nous sommes plusieurs retraités qui avons un revenu très en bas du $130K.
    Nous possédons soit un immeuble à revenus, ou un chalet en location pour éventuellement vendre.
    Nous serons touchés au même titre que les plus  »riches ».

    • Jimmy Royer dit :

      Je ne suis pas fiscaliste alors considérer mon commentaire avec légèreté mais il serait possible d’étaler ses rentes sur plusieurs années. Quelque chose comme ce lien propose mais appliqué pour la vente d’un l’immeuble j’imagine: http://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/fermeture-d-une-societe-de-gestion-etaler-les-dividendes-pour-reduire-l-impot/a/37353.

      Le 75% imposable est pour un revenu sur une seule année, alors étalé sur plusieurs années, le montant imposé sera moindre. Pour un mode de vie de retraité, c’est parfait et le gouvernement vient chercher beaucoup moins d’argent. D’un autre côté, pour une personne qui a fait de la vente immobilière son métier (plusieurs immeubles en une seule année) et se fait un salaire faramineux, cette personne sera alors imposé comme elle se doit.

      Si quelqu’un pouvait confirmer ou infirmer l’information en enrichissant celle-ci, ce serait bien car je suis incertain à propos des détails.

    • Raymond Hill dit :

      Vous pouvez calculer l’impact avec cette calculatrice : http://www.raymondhill.net/blog/?p=582

      Je ne connais pas votre situation, mais me fiant sur votre message, j’ai essayé un revenu imposable à 100% de 60 000$, et gains en capital de 150 000$ (sur la vente d’un actif de 400 000$ par exemple). Résultat : 10 500$ de plus à débourser, pour un taux effectif provincial de 17%.

      Personnellement, j’ai de la difficulté à comprendre que l’imposition à 50% des gains en capital fasse partie d’une stratégie de revenu de retraite, puisque les gains en capital étaient imposés à 75% dans les années 90, ce qui démontre que la partie imposable peut changer.

      Une bonne approche concernant les gains imposables est d’être conservateur et de présumer le pire scénario, et que ceux-ci seront imposé à 100% — comme la plupart des autres revenus — lorsque l’actif sera vendu.

  22. maxime clermont dit :

    Cette *etude* est tellement biaiser et tendancieuse, je ne sais pas par ou commencer pour refuter votre argumentaire.mythe numero un. Pkoi est-ce que vous parlez d’un revenue de 100,000$ ?? les hausses seront effective a partir de 130,000$ et le fait de prendre 100,000$ fait baisse fortement votre taux effectif. Ceci est un simple concept mathematique, le taux effectif va se rapprocher du 24% plus la derniere tranche de revenu sera importante puisque l’on fait la moyenne. Pour etre transparent vous auriez du inclure un tableau avec quelqun qui gagne 200,000$ et 500,000$ pour montrer que le taux effectif monte a 20% puis a presque 23%. Mythe 2, methode tres discutable. Sur la tranche de revenue situer entre 130,000$ et 250,000$, le taux effectif sera de 1.9% au lieu de 4%. Cependant, sur cette tranche complete de revenue,le contribuable payera 4800$ de plus en impot et qui plus est retroactivement. Si l »on prend un salaire plus modeste, admettons 50,000$ et que l’on demandait au contribuable de payer se nouvel impot retroactif, la facture serait de 950$. Je ne suis pas certain que ca ferait plaisir a personne de donne une semaine de paye de plus en impot. Mythe 3, effectivement nous avons eux droits a des baisses d’impots. Mais, n’oublions pas les hausse des taxes de ventes, hausses des tarifs d’electricite, hausse du permis de conduire( 100% de hausse)
    Je n’apprecie pas du tout que vous laissiez croire que notre capacite de payez plus d’impot est infinie surtout lorsque nous avons a payer la plus haute facture d’imposition en amerique. Mythe 4, ce dernier calcul est vulgairement lancer sans aucune explication. Si 1.9%( 92000 personne)
    des contribuables ont engendrer 29 milliard de revenue, il serait interessant que vous expliquiez que si nous enlevions les 1000 personnes ultra riches( desmarais, laliberte) avec les plus haut revenues, le 29 milliard fondra comme neige au soleil pour refleter le salaire beaucoup plus modeste des 91000 autres.

    que vous omettez des renseignements, que vous lanciez des demies verite et que vous ne soyez pas fair dans votre analyze discredite votre propos.

    • Francis Fortier dit :

      En ce qui concerne le premier mythe, ce que nous voulions faire était simplement d’expliquer la différence entre taux margine et taux effectif. Trop souvent nous avons l’impression que la distinction n’est pas faite. Le choix du revenu de 100 000$ est simplement dans une logique d’exemplification qui permet de toucher toute les tranches d’imposition pour bien expliquer le principe de progressivité qui est mis en place dans le système fiscale. Donc nous ne parlions pas de la hausse d’impôt annoncé, nous ne le faisions qu’à partir du mythe #2.
      Il est vrai que nous n,avons pas discuter de l’aspect de la rétroactivité de la hausse. Mais en parler au pas, ne change en rien le taux effectif qui sera payer. Je ne dis pas qu’il ne faut pas en discuter, mais cela ne change en rien ce que nous avons exposé.
      En ce qui concerne les hausses que les contribuables ont subies dans les dernières années, l’IRIS a réagit à plusieurs reprises sur l’aspect régressif des ces mesures qui sont souvent imposer dans une logique d’utilisateur-payeur, logique associé en grande partie à ce que le ministre R. Bachand a librement baptisé de «révolution culturelle»
      Parfaitement d’accord avec la dernière portion sur les «ultra-riches», mais c’est quelques choses qui est quand même assez difficile à faire au niveau méthodologique.

    • Guy R dit :

      Vous vous demandez par où commencer pour réfuter cet article. Puis-je vous suggérer de commencer par la lire à tête reposée? Vous verrez qu’il est très intéressant malgré ses imperfections et ses manquements.

  23. yvan chouinard dit :

    Un seul commentaire. J’aime mieux dépenser mes dollars moi-même que de me les faire soutirer en impôt.

    • The Ubbergeek dit :

      Les impôts servent pas mal à bien des choses utiles.

      Comme l’aide-sociale si vous perdez vot’ job parce que le boss transfère ta job au Mexique ou en Thailande, et qui t,en trouve pas après ton chômage.

      Les impôts c,est la justice sociale et ca aide même l’économie, citoyen.

    • Moi non plus dit :

      Parfait, Yvan! J’imagine qu’il te fera alors grand plaisir de payer plusieurs centaines de $ la prochaine fois que tu seras transporté en ambulance, plusieurs centaines de $ la prochaine fois que tu consulteras un médecin, payer cinquante $ par jour de service de garde pour chacun de tes enfants, et quelques millions de $ pour la section de route que tu empruntes au quotidien. Tu seras surtout heureux de pouvoir payer un laissez-passer chaque fois que tu empruntes un trottoir, fréquentes un spectacle gratuit en plein air ou promènes ton chien au parc. Et pourquoi pas, paie donc aussi chaque fois que tu vas à la bibliothèque et à la maison de la culture. Je me demande bien combien d’argent il te restera dans tes poches. J’ai comme l’impression que tu seras un petit peu plus mal barré qu’avec les hausses d’impôt du PQ…

      Eh, que j’aime ça, les arguments ridicules de ceux qui pensent que leurs impôts disparaissent dans le néant! Ils pensent que les services et infrastructures gouvernementaux dont ils profitent au quotidien sont tombés du ciel, ou quoi?

      Et ce sont ces gens-là qui traitent les gauchistes de paresseux et de jaloux? C’est vrai qu’on n’arrive pas à apprécier tout ce qu’on a tant qu’on ne l’a pas perdu…

  24. Bob dit :

    C’est bien beau de prendre seulement le taux d’imposition du Quebec,
    mais faudrait aussi calculer tout le reste, RRQ, RQAP, etc. pour ne mentionner que ceux du Quebec, désolé mais augmenter encore les impots (meme si je n’en fait pas partie) n’est tant qu’a moi,
    encore une fois la methode facile,
    c’est bien trop dur (et politiquement couteux) de couper et de réviser les gazillions de programmes inutiles et dépassés qui sont encore en place pour justifier la job de plusieurs fonctionnaires.

    Et les chiffres on peut toujours leur faire dire ce que l’on veut, mais le fait demeure qu’on est dans le trou et pas juste un peu.

    Moi entendre, qu’on diminue la CROISSANCE des dépenses de 3% à 2.5% ca ne fait aucun bon sens, ces memes dépenses devrait diminuer et non pas continuer a croitre ou au pire rester les memes 0% d’augmentation.

  25. Mike Duplin dit :

    C’est pourtant très mais très clair !! Le gouvernement Charest a baissé dicrètement les impôts de ceux qui gagnaient le plus et auugmentait ceux de la classe moyenne !! Le gouvernement de Pauline Marois veut rétablir en partie cet injustice envers les gens de la classe moyenne !!! Ceux qui sont contre cette mesure ne méritent aucun genre de respect de la part des gens de la classe moyenne !!! CAQ et PLQ sont là pour encore profiter de la classe moyenne !!! VOUS ÊTES LÀ POUR LES INTÉRÊTS DE LA MAJORITÉ DES QUÉBÉCOIS !!!

  26. Fabrice dit :

    Je suis en profond désaccord avec plusieurs points de votre article. Une chose est certaine c’est que tous le monde est pour la vertu, surtout quand c’est les autres (riches) qui paient. Le taux marginal pour les revenus de plus de 130 000$ sont déjà de 49%, le plus haut taux en Amérique du nord et on nous lave le cerveau avec des services supérieurs au Québec!

    Bientôt ce sera 100 000 le revenu des riches! Et ceux qui font des gains en capital la trouve moins drôle et ne se considèrent pas riches, mais la réalité c’est qu’ici tant que c’est pas notre poche qui est affecté on s’en fout.

    Le problème c’est que les vrai riches il y en moins que 10 000 au Québec, pas assez pour payer pour notre mauvaise gestion gouvernementale.

    • The Ubbergeek dit :

      Et on nous lave le cerveau avec ce discours style Pravda de droite sur la dette, le ‘mauvais gouvernement’, etc.

      • The Lafermetoi dit :

        Bel argument. L’intelligence n’est malheureusement pas donné a tous. Cet article est fort intéressant, tous ceux qui ont débatus de l’augmentation des impôts sans être au courant de ces faits devraient se donner une bonne claque. La démocratie, c’est la gouvernance par le peuple, mais bon dieu que le peuple il est pas souvent informé/brillant.

    • Moi non plus dit :

      Je n’entendais pas les autres (les riches) se plaindre quand on a baissé leurs impôts, non plus quand on s’est mis à leur donner des services à rabais qu’ils pourraient pourtant aisément payer de leurs poches au même prix qu’aux pauvres. Drôle d’adon, non?

  27. Alex dit :

    Bah! Moi je dis, 30% d’impôt pour tout le monde et on en parle plus ;)

  28. Pierre Girard dit :

    Je voulais juste apporté un point si ce n’est déjà fait …

    200$ dollars pour une personne qui gagne 15 000$ par année n’a pas la même valeur que 200$ pour une personne qui en gagne 150 000$.

    Pour le premier c’est un steak de moins par semaine, pour le second c’est probablement seulement son argent de poche pour la semaine.

    C’est purement spéculatif je sais mais par expérience je sais que le rapport à l’argent varie en fonction de la quantité dont on dispose…

    • Henry Cotto dit :

      La personne qui gagne 15 000 ne paie pas le 200$ au complet. En fait, le seuil d’exemption se situe autour de 14 000$ si ma mémoire est bonne. Par la suite, le montant augmente progressivement jusqu’à un seuil de revenu dont le montant m’échappe.

      • Moi non plus dit :

        Pouvez-vous nommer vos sources? Depuis le temps qu’on dénonce le caractère discriminatoire de cette mesure, si finalement elle n’est pas discriminatoire, ce serait bien de pouvoir nommer la source qui peut régler cette question une fois pour toutes.

  29. Martin Allaire dit :

    Que le sujet passionne les gens !!!! Merci pour l’article, ça remet les choses en perspectives. Toutefois, même si la hausse est loin d’être si élevé qu’en laisse croire les médias, ce qui me dérange beaucoup est d’entendre que les riches doivent faire leur JUSTE part !!!! Boyenne ils représentent plus de 30% des revenus des impôts. Parlons maintenant des gens qui gagnent moins de 25 000$ par année, on pourrait bien dire que ce sont des fainéants. La majorité des gens qui mérite (et non pas gagnent) ces salaires sont souvent entrepreneurs, ils ont investi temps et argent, mis en péril leur bilan personnel afin de faire survivre leur entreprise et les gens qui y travaillent. Alors que le salarié qui reçoit sa paie aux deux semaines mérite aussi sa paie mais n’as souvent pas eu le stress et les responsabilités de l’entrepreneur. Merci ça défoule !!!!

    • Moi non plus dit :

      Le fait qu’un faible pourcentage de la population paie une forte proportion des impôts n’a rien à voir dans l’équation! Il est tout à fait normal que les mieux nantis prennent en charge une plus grande part du fardeau fiscal, c’est comme ça depuis toujours partout dans le monde, et ce n’est pas pour rien. Ce que vous contestez par votre commentaire, ce n’est plus la hausse des impôts, mais les principes de base de l’imposition!

      De là à dire que rendu là, ceux qui ne font pas beaucoup d’argent et par le fait même ne contribuent pas une grande part des fonds publics sont des fainéants, faut vraiment se prendre pour un autre! Vous saurez que ce sont ces gens-là qui produisent les aliments dans votre frigo, lavent les toilettes de tous les lieux publics que vous fréquentez et vous torcheront quand vous serez hospitalisé. Considérant les efforts qu’ils font et la disgrâce qui fait souvent partie de leur travail, ce sont eux qui mériteraient de gagner 130 000 $ et plus. Pousser un crayon et jouer au golf, ce n’est sincèrement pas digne du salaire qui vient avec.

      Et avant que vous défendiez les nantis bec et ongles, posez-vous la question suivante: qui sont les gens qui sont accusés et de plus en plus souvent condamnés en justice pour évasion fiscale et corruption? Un petit indice: ce ne sont pas vos fainéants qui gagnent moins de 25 000 $. Peut-être bien que si les gens dont il s’agit payaient leurs impôts comme le reste du monde, il n’y aurait pas besoin d’augmenter leur fardeau fiscal.

      Aussi, qui paie leurs vacances dans les Caraïbes, bien malgré eux? C’est ça: vos fainéants!

      Matière à réfléchir, mais je ne compte pas trop là-dessus…

  30. Incertain dit :

    Bonjour,

    Je suis très loin d’être un spécialiste mais j’essaie de m’informer. J’ai lu cet excellent article et ça m’a donné le goût d’en apprendre un peu plus.

    J’ai consulté les statistiques fiscales des particuliers de 2009 (http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Statistiques/fr/STAFR_sfp_2009.pdf). J’ai même été jusqu’à étudier le tableau 4 qui commence en page 93.

    J’imagine un travailleur qui gagne environ 50 000 $. Personnellement, c’est pas mal ce que j’appelle la classe moyenne.

    S’il gagne 50 k$ alors son revenu imposable doit être d’environ 35 k$ à 40 k$. Pour cette tranche de revenu le tableau 4 indique, en page 101, un impôt à payer moins crédits d’impôts remboursables (ligne 112) de 905 592 sur un revenu de 13 797 964 (ligne 57) ce qui fait 6,6% de taux d’imposition.

    Est-ce que j’ai fait une erreur? Les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord ne paient même pas 7% d’impôt au provincial? Du moins pour la classe moyenne, on s’entend.

    Je ne dois pas me tromper beaucoup puisque c’est pas mal cohérent avec mon talon de chèque de paie…

  31. Canadien dit :

    Et l’impot que l’on paie au federal, ca ne compte pas???
    Veuillez etre objectif et realistes dans vos etudes

  32. Benoit dit :

    Un seul mot: Merci!

  33. Emma dit :

    Bonjour,

    Beaucoup de gens se plaignent que le fardeau est lourd quand nous considérons les deux taux d’impôts (fédéral et provincial) ensemble. Pouvez-vous faire le cacul pour qu’on puisse avoir une idée plus globale?

    De plus, des gens « menace » de partir du Québec et allez en Ontario car ils auront moins d’impôts à payer. Que les taux d’impôts font en sorte que les gens (les professionnelles) qui gagnent plus que $130k ne verra pas de bénéfice de rester ici lorsqu’il « travaille » pour le gouvernement car plus que 50% de leur revenu n’ira pas dans leurs poches.

    Voici un article populaire sur FB: http://www.montrealgazette.com/business/Parti+Québécois+proposed+hikes+will+bite+more+than+rich/7297875/story.html?rel

    Merci.

  34. nicolas dit :

    Très intéressant article, merci. Enfin un peu de profondeur. Un détail, lorsqu’on affirme qu’ 1,5% des plus riches récolte 12,5% des revenus disponibles, ne faudrait-il pas y associer le % de contribution aux recettes fiscales?

  35. Danielle Descheneaux dit :

    Bonjour,
    Je me questionne à savoir pourquoi tout le monde parle de « salaires de » ou de « personnes qui gagnent » 130 000$ et plus. Est-ce qu’il n’est pas question de 130 000$ de revenu imposable? Si oui, c’est important de corriger le tir: rassurer des contribuables et rappeler aux medias leur devoir d’informer indépendamment de leur parti pris. Merci.

  36. Steve Dubois dit :

    Et moi qui me trouve donc riche avec un revenu brut familial comprenant 2 salaires de 40 000$ !!!! Difficile pour moi d’avoir pitié d’une personne qui gagne 100 000$ en un seul salaire ! Pis j’habite Québec là, et je contribue socialement et pour ce qui est de mes impositions, j’aimerais être plus imposé…. Enfin… Aussi, mon travail m’amène à constater qu’il y a beaucoup de gaspillage dans les différents plateaux de fonctionnaires. Ce n’est pas tant dans le personnel qu’il faille charcuter que dans la multiplication croissante des tâches inutiles. S’il fallait dénoncer chaque tâche, production, contre vérification, dédoublement, formulaire, accréditation, dépense, réunion, comité, agrément, modification, projet inutiles, et calculer ses pertes d’argent et d’efficience, il y aurait de quoi effondrer le système québécois… Mais personne ne peut dénoncer ça, par loyauté, désir de préserver du sens dans ses opérations et son pays, par peur de perdre son emploi, de subir des représailles, etc. Il faudrait donc mettre sur pied un système de dénonciation confidentiel et protégé, permettant des enquêtes sur toutes ces opérations sous-ministérielles qui semble douteuses, amenant perte d’argent et multiplication de tâches sans répercussion pour les services à la clientèle. Et là, je ne parle pas des études et rapports produisant des données, mais bien d’une croissance de tâche perte de temps et de ressources ne servant qu’à justifier des dépenses ou d’autres lubies douteuses.

    • jonathan dit :

      Pour chaque personne qui n’en peut plus et quitte le quebec, ca va annuler de combien la hausse d’impot?? 200 000$ de salaire représente environ 46 000$ d’impots directs a part les autres taxes a la consomation ,essence, taxes municipale, EN PLUS de ses dépense qui contribuent a l’économie ,soit restos,voyages biens et services EN PLUS du fait de la fermeture de son entreprise, pme et de la perte d’emplois directs… Moi, j’y vois une perte de plus de 100 000$, a part le fait du temps d’attente, si c’est un médecin… ca va annuler la hausse, si nous perdons 1000 ‘riches’ en se privant de plus d’un milliards de $$ par année… Faut diminuer les dépenses et arreter de donner a ceux qui réclament encore plus!!!

      • The Ubbergeek dit :

        Le problème est que c’est faux tout cà.

        Propagande de droite.

      • Steve Dubois dit :

        Tout le monde veut plus, riches comme pauvres, c’est la le problème, et personne ne veut perdre. Et aussitôt qu’on parle d’imposition, on aborde le sens collectif et la droite milite généralement pour faire sa petite affaire sans vouloir pour autant s’installer sur une ile déserte. Mais malheureusement, il devient de plus en plus difficile de penser pouvoir solutionner les problèmes que vivra sa progéniture seul, à long terme… C’est là l’enjeu de la mondialisation. On crève à bout d’abus des ressources au profit d’une poignée ou on pense en terme de solutions d’avenir, ce qui ne peut plus se faire sans l’apport du collectif. Même le kukusclan ne pourra sauver sa progéniture !

  37. The Ubbergeek dit :

    Invasion de types de droite.

  38. Eric dit :

    M. le gouvernement,

    Je n’aime pas beaucoup travailler, c’est pénible et ça implique que je dois me lever le matin. Pourriez vous en prendre un peux plus au riches, au nom de la justice sociale, afin qu’il paient pour moi et que je n’ai plus à me lever?

    Pour vous remercier j’irai voir un artiste qui vit, lui aussi, au crochet des sales riches qui roulent en Audi.

    Prenez soin également de vous occupez de mes enfants, assurez vous que comme moi ils ne soit pas obligé de réfléchir.

    Merci d’avance.

    • The Ubbergeek dit :

      Ahh, la pensée de droite haineuse envers les BS.

      Les pauvres et BS sont des gens honête, brave biens ouvent, que l’on accuse de milles maux et qui doivent soufrir en silence, parce que si ils défendehnt leurs droits, ils sont ‘intéressés’.

      À écouter des clowns comme vous, on devrait leur enlever les avantages comme le droit de voter.

      M. le Gouvernement,

      Pouver vous déporter ces parasites pour que moi, honête bourgeois, ne voit plus la pauvreté de ces crottés?

      Facho.

    • Moi non plus dit :

      Si ce sont des gens comme vous qui veulent quitter le Québec avant le 31 décembre, eh bien, moi, je dis bon débarras!

  39. Incertain dit :

    Juste pour le fun j’ai calculé le taux d’imposition effectif provincial de certains contribuables à partir du tableau 4 de http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Statistiques/fr/STAFR_sfp_2009.pdf.

    Entre 0 et 5000$: -26% (ils reçoivent de l’argent, ils n’en paient pas)
    5000$-10 000$: -11%
    10 000$ -15 000$: -6%
    15 000$-20 000$: -3,6%
    20 000$-25 000$: -0,7%

    (les contribuables qui gagnent moins de 25 000$ de revenu imposable, donc qui ont un salaire inférieur à environ 35 000 $, ne paient en moyenne aucun impôt. Aucun. Curieux.)

    25 000$-30 000$: 2,1%
    30 000$-35 000$: 4,2%
    35 000$-40 000$: 6%
    40 000$-45 000$: 7,2%
    45 000$-50 000$: 8,2%
    50 000$-60 000$: 9,3%
    60 000$-70 000$: 10,4%
    70 000$-100 000$: 11,7%
    100 000$-150 000$: 13,4%
    150 000$-200 000$: 14,6%
    200 000$-250 000$: 15,3%
    250 000$ et plus: 15,2%

    On voit la progressivité de l’impôt à l’oeuvre (à l’exception du dernier palier). Mais je dois dire que je n’ai pas souvent entendu dire que les travailleurs qui gagnent 35 000 $ et moins ne paient, en moyenne, aucun impôt provincial.

    • Moi non plus dit :

      Si vous n’avez jamais entendu parler que les gens qui gagnent un salaire d’environ 35 000 $ et moins ne paient pas d’impôt, c’est bien normal: ce n’est pas vrai.

      Je travaille à contrat, donc mon revenu varie d’une année à l’autre. Dans la pire année depuis que je travaille à contrat, j’ai gagné 21 000 – dans la meilleure, 29 000 (on parle de revenu imposable). Il ne m’est jamais arrivé de ne pas payer d’impôt, et dans la meilleure année, j’ai donné 3 000 $ à Québec, ce qui revient à environ 10 % du revenu imposable.

      Il ne faut pas non plus oublier qu’en tant que travailleur autonome, j’ai créé un emploi, pour lequel je n’ai obtenu aucune mesure incitative, prime, crédit d’impôt – rien. Pendant ce temps, on achète des jobs dans les grandes entreprises à coups de centaines de milliers de $ de fonds publics (ça, c’est votre argent et le mien) par job. On me dira ce qu’on voudra, il y a de grossières inégalités auxquelles il faut remédier. Prélever quelques milliers de dollars de plus auprès de ceux qui en ont des centaines (et qui peuvent bien plus facilement s’en passer que ceux qui ne gagnent pas beaucoup d’argent), c’est déjà un début.

  40. Marc Vaillant dit :

    N’importe quoi!

    Vous comptez juste le provincial.

    Si vous comptez provincial + fédéral, vous verrez que les riches se font taxer pas mal plus que 13%.

    Ca doit tourner autour des 40 % minimum.

    • Moi non plus dit :

      Suivant votre logique, la classe moyenne aussi se fait imposer bien plus que les chiffres mentionnés dans ce billet. Où est le problème?

  41. Nado dit :

    Personnellement, je suis pour l’équité et je pense qu’il faudrait abolir l’imposition et toutes les taxes pour les remplacer par une seule taxe à la consommation. Il me semble que ce serait le meilleur moyen pour financer le gouvernement de la manière la plus juste pour tous: plus tu consommes et plus tu paies… Je ne me souviens pas avec qui je parlais de cela, mais j’ai eu l’opposition que les gens qui mettent de coté leur argent paieront moins, mais il ne faut pas oublier deux aspects: ils utiliseront leur argent tôt ou tard et l’inflation. Il ne faut pas oublier que seuls les achats font augmenter l’inflation d’un côté de la médaille et que ceux qui placent leur argent, s’ils n’obtiennent pas un meilleur rendement que l’inflation, ils perdent du pouvoir d’achat.

    Un riche peut avoir 100 000 000$ dans son compte en banque, mais tant que tout cela reste à la banque, il n’influence pas l’inflation. C’est quand une personne va vouloir s’endetter de 200 000$ pour s’acheter une maison et que le riche va dire, non c’est moi qui achète cette maison, je t’offre 250 000$ que l’inflation se produit…

    Je vais me permettre d’amener la conversation à un autre niveau que les journalistes ne mentionnent pas à propos du financement gouvernemental. À la base, l’inflation se produit lorsque l’augmentation de la masse monétaire dépasse l’augmentation du PIB: c’est le principe de l’offre et de la demande. En se moment en regardant la masse monétaire: 4 000 milliards existent sous forme de crédit et seulement 565 milliards existent réellement sous forme de billet. Comme tu le sais, c’est l’effet multiplicateur du crédit (Fractional banking system), c’est-à-dire qu’environ le 6/7 de l’inflation est causé par l’argent créé par les banques privées. Si le gouvernement votait une loi pour diminuer ce ratio, qui est à zéro en se moment qu’il soit dit en passant, disons à 3/7 et pour contré une hyper déflation qu’il augmentait la quantité de billets d’argent réel, il pourrait s’auto financer par la presse à papier. Il ne faut pas que ce changement se fasse radicalement. Il faut qu’il se fasse au rythme du remboursement des prêts parce qu’un prêt remboursé fait diminuer la masse monétaire. Par exemple, si durant l’année dernière il y a eu un remboursement de 30 milliards de prêts, la masse monétaire a diminué de 30 milliards parce qu’avec la nouvelle loi les banques n’ont pas pu recréé de l’argent par le crédit étant donné qu’elles ont atteint leur limite, alors, pour garder la masse monétaire fixe et éviter l’inflation/déflation, le gouvernement pourrait imprimer des billets pour une valeur de 30 milliards et s’auto financer!

  42. Dom dit :

    Article très intéressant et instructif, mais une conclusion avec laquelle je ne peut pas être d’accord.

    J’ai présentement 26 ans, je suis propriétaire d’une jeune PME que j’ai démarrée à l’age de 22 ans, dans laquelle j’ai investie toutes mes économies et ou je met la majeur partie de mon temps. Je fais énormément de sacrifice que ce soit au niveau de la famille, des amis, des activité et même au niveau de mon revenue qui avoisine les 22 000$. Inquiétez vous pas pour moi, un jour je vais faire partie de ceux qui seront trop imposé, soit les 130 000$ et plus.

    Ma PME a jusqu’à présent créé 4 emploi qui eux génére tous des revenue au gouvernement par le billet d’impôt. Mes employé on tous un taux horaire plus élevé que le mien étant donné qu’il travail de 35 à 40 heures par semaine. Bon, dans un sens c’est normal, c’est ma compagnie faut bien que j’y mette du temps (entre 50 et 80h/semaine). Ma compagnie ne donne pas dans la culture, alors croyez moi les subventions et aide gouvernemental on en touche pas. En plus de créé de l’emploi mon entreprise s’adresse majoritairement au jeune et leur fait faire du sport.

    Si on prend quelque seconde pour analyser ça, je crois que je contribue déjà grandement pour le Québec et j’aimerais le faire encore d’avantage. J’ai beaucoup d’ambition j’ai envie de créé de grande chose, de faire avancé mon peuple, d’être fier de moi et des gens qui m’entoures, mais s’il vous plait arrêter de freiner mes envies et de me mettre des bâtons dans les roues. Aidez moi à atteindre le 130 000$ plutôt que de me donner l’envie de tout arrêter et de retourner salarié…ou pire de déménager ailleur.

    Je caresse le rêve d’une société qui encourage les gens entreprenant, mais plus je vieillie plus je me rend compte que ce n’est effectivement qu’un rêve….

    Triste constat.

    • michel dit :

      Dom,

      Je comprends très bien ton ambition, créer une entreprise, être son propre patron, c’est un rêve que peut de gens réalise mais je te dis ‘arrête de te casser le bicycle comme on dit’. Compare tes efforts à ceux qui on une job garantie avec un plan de pension à prestation déterminé peut importe si la bourse se plante durant 5 ans comme ce qui nous arrive. Si le gouvernement ne fait rien avec le problème des fonds de pension, je te dirais qu’a long terme, ce sont eux les penards. Vite, cherche toi une job dans une ville, au gouvernement ou à l’Hydro. Tu vas être pas mal moins stressé et il est fort probable que tu seras plus riche une fois rendu à ta pension.

    • Roger Rouleau dit :

      être son patron, être salarié ça ne se compare pas! Créer sa vie être créatif,vouloir pouvoir accomplir se dépasser se réaliser Ne te compare pas tu es unique et dans la compagnie que tu as créée c’est beaucoup plus qu’un emploi!

  43. laurence dit :

    Merci beaucoup, ca m’a vraiment éclairé sur un sujet plutôt flou! Je vais partager!!

  44. Rejean dit :

    les pauvres payes des taxes eux aussi tout le monde fond leurs part selon leurs moyens

  45. [...] toutes sortes de faussetés. La première étant bien sur le taux d’imposition. L’IRIS a pondu un excellent texte sur le sujet, mais en gros il faut savoir que personne au Québec n’a un taux effectif d’imposition de plus [...]

  46. Johanne Marcil dit :

    Merci pour cette excellente analyse. Bien que je sois assez informée au niveau fiscal, vous avez su m’éclairer sur bien des aspects.

    Bien que je sois tout à fait d’accord avec la hausse, je suis tout de même contre le fait d’imposer les plus de $130,000 à partir du 1er janvier 2012. Je ne suis pas du tout touchée par cette hausse donc je ne prêche pas pour ma paroisse. Mais il me semble tout de même malhonnête d’annoncer de telles mesures après l’élection du parti Québécois alors que madame Marois n’en avait jamais fait mention durant sa campagne électorale. Elle aurait sûrement perdu bien des votes avec une telle annonce.

    Bien sûr, je partage votre article qui aidera sûrement à défaire tous les mythes qui circulent.

  47. michel dit :

    M. Pépin amène quelques bons points mais je crois que son analyse ne va pas assez loin. Le problème est le suivant. Le taux marginal pour les biens nantis fait par peur parce que très élevé. Il fait encore plus peur quand on entend que le Québec est la province la plus taxée au Canada et la nation la plus élevé en Amérique (pour faire plaisir à ceux qui désire la séparation).C’est jamais bon d’être les plus taxé. Le vrai problème est le suivant et si nos gouvernements étaient plus intelligents ils s’y attaqueraient. Le taux effectif. Pour la tranche de $150K et plus, le revenu moyen est de $315K (assez étonnant non, j’aimerais bien voir la médiane). Le taux marginal (théorique) à ce revenu est de 21,8% (incluant l’exemption de base). Par contre, le taux net d’impôt moyen de ce groupe est de seulement 15,1% (Si mes calculs sont bons, cela prend une baisse équivalente du revenu imposable d’environ $68K ( après le REER)). A titre d’exemple, une déduction REER de $20K (ce qui il me semble près du maximum en 2009) ramène ce taux net (toujours théorique) à 20,3%. Il y a des fiscalistes qui font bien leur travail. Conclusion cher gouvernement, au lieu de prendre la solution facile et d’augmenter le taux d’imposition, il faudrait peut-être regarder quel genre d’échappatoire fiscal, il faudrait couper. Il va y avoir moins de lamentation et pour une fois, on n’aura pas l’air d’être le pire élève de la classe. Le plus ironique dans tout cela est que je suis maintenant dans cette tranche de gens riches. J’ai pas l’impression d’être riche mais je sais une chose, c’est que cela m’a pris près de 30 ans pour me rendre là. J’ai commencé avec un bon diplôme en poche et après cela s’appelle, your are on your own’.

  48. Rachad L dit :

    Merci pour ce brillant article qui abat d’autres mythes bien tenaces balancés à tout vent dans les médias. La plupart des médias ne parle que du 3% qui paie 30% du gâteau fiscal total comme si c’était un problème d’iniquité. On oublie de souligner que la vraie iniquité, c’est que le 3% s’accapare probablement 10 fois son poids du revenu total, comme le 1,5% qui ramasse 12% des revenus gagnés.
    Actuellement, au Québec, personne ne veut être considéré comme riche. Les riches, c’est les autres. Bien sûr que la richesse est un concept relatif mais à 130 000$ plus de 3 fois le salaire moyen, aucun doute qu’on est riche. Je partage ici la définition de riche utilisée dans plusieurs études sur les inégalités sociales en France. Est considérée comme riche, toute personne gagnant plus de fois le salaire médian. Ça signifie quoi pour le Canada ? A lire ici http://affairesautrement.blogspot.ca/2012/10/qui-veut-la-peau-riches.html

  49. Andre Brisebois dit :

    On parle toujours d’impots en terme de pourcentage mais pourquoi ne pas en parler en$ reels?

    Pour ma part je paie suffisamment d impots pour faire vivre une famille de 4 personnes confortablement. Je gagne plus qe la moyemne et doc en depensant plus que la moyenne je participe a l economie. Pour ce montant d impots je n ai droit a rien de plus du gouvernement, bien au contraire on coupe dans les sevices, prets et bourses pour mes enfants etc.

    Apres avoir tant etudie et vue d autres perdre litteralement leur temps sur les bancs d ecole, je les vois sujourd hui aux cote du FRAPPRU demander du logement social a mes frais.

    Sommes nous dans une economie sovietique ou tos doivent gagner le meme salaire ? non. Portant c est bien ce que nos gouvernements tentent de faire par le biais des impots. Financer la paresse et l improdctivite.

    En plus on donne les meilleurs emploiis a des immigrants fraichement de barques. Pour preuve a la CSST, la representation des immigrants est bien superieure a ce qu on trouve dans la population. Pour quelle raison est-ce le cas? La couleur de la peau ou son origine est-elle gage de plus de competence que les quebecois qui ont bati ce pays? Je suis pour la competence et contre la discrimination positive pour des raisons d image.

    Je ne suis qu a qelqeus annees de la retraite et je vous jure que je sortirai tous mes actifs d ici, au Costa Roca probblement et je laisserai les representants des commnautes payer ma pension.

    pour les quebecois sur le BS a vie he bien faites comme la cigale et la fourmi….dansez maintenant

  50. Roger Rouleau dit :

    Merci d’éclairer et de si bien expliquer. Je vais diffuser largement et expliquer . Des gens se questionnent et ne trouvent pas les réponses merci de mettre la lumière et surtout continuez merci

  51. Jaybee dit :

    17.5% POUR 100 000$, DÉSOLANT. Votre analyse est superficielle, tendancieuse, et contreproductive.
    Est-ce que l’on désire une société hyper contrôlé qui n’a plus d’attente ni d’espoir. Est-ce qu’une société qui ne désire plus produire pourrait subvenir à ses besoins ou encore mieux, a ceux de tous… Je peux y rêver mai j’ai du mal à y croire…

    1. Pour arriver à ce chiffre vous enlever l’exemption de basse de 10 600$. Ce montant vous savez bien que personne ne l’a réellement après que vous vous soyé logé et nourri pendant 1 ans. Alors pourquoi devrait-on s’imposer sur ces besoins que je considère essentiels pour tous.

    2. Pour une grande partie de notre consommation, nous payons des taxes de 14%.

    3. Sur nos déplacements, qui sont essentiels a notre productivité et notre bien-être selon des choix personnels, nous payons d’autres taxes de plus de 40%.

    4. Un riche qui achète une maison de 1.5 millions pait aussi une taxe municipale qui contribue aux services publics selon sa capacité.

    Le reste, pour moi, s’apparente à de la simple jalousie.

    Cela étant dit, j’ai très peu de considération pour ceux qui s’enrichissent en trichant et en magouillant au dépend de large pan de notre société.

    Je fais partie de la classe moyenne et j’ai longtemps été juste en dessous de celle-ci. Ce qui nous stimule a produire c’est la pensée que nous pouvons améliorer notre sort en faisant certains efforts.

  52. Julie dit :

    Qu’en est-il d’une famille de plusieurs enfants où le conjoint et les enfants vivent tous sur le salaire de plus de 130 000$ de l’un des deux parents ? Ne sont-ils pas défavorisés ?

  53. Frédéric dit :

    Je n’ai jamais aussi bien compris la fiscalité Québécoise qu’avec votre explication.

  54. The Ubbergeek dit :

    On vois bien ici que la propagande de droite marche.

    Si tu ose demander égalité sociale, tu est un dangereux communisse, ou juste jaloux.

    Pfft.

  55. anonyme dit :

    Si une personne a un revenu d’emploi net de 120 000$. Est-ce que cette personne est considérée comme riche? Sachant bien qu’elle obtient un remboursement d’impôt qui sont dus à ses crédits d’impôts. À ce revenu net d’emploi, on retranche les déductions puisqu’il devient un revenu total. Maintenant, est-ce que cette personne est considérée toujours comme riche? Sachant que cette personne a un revenu familial net après déduction de 140 000$ et que son conjoint ou conjointe obtient aussi un remboursement.

  56. anonyme dit :

    Je voulais signifier que le revenu net familial après déduction est de 140 000$

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