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Prospérité hypothétique, tarifs assurés

par Julia Posca, le 21 février 2014 dans la catégorie Finances publiques

Depuis cinq ans on ne parle que d’austérité : réduire les dépenses pour freiner l’augmentation de l’endettement public, voilà les mesures qui devaient favoriser le retour de la croissance suite à la crise financière de 2008. On sait maintenant qu’elles ont, au contraire, nui à l’économie. Le Parti québécois prétend désormais abandonner cette politique pour mettre le cap sur la prospérité. À la vue du budget présenté aujourd’hui, on peut douter des prévisions de croissance du gouvernement, mais on peut surtout questionner les bénéfices que vont tirer les Québécois et les Québécoises des orientations budgétaires actuelles.

Mentionnons d’abord que le gouvernement prévoit que la hausse de l’investissement des entreprises sera le moteur de la croissance, passant de 0,7% cette année à 3,2% l’an prochain. Misant, entre autres, sur cette croissance, il envisage une augmentation de ses propres revenus de 4,2% l’an prochain. Difficile de ne pas voir là un enthousiasme typiquement pré-électoral, alors que le ministre reconnaît lui-même que l’incertitude qui plane sur l’économie mondiale entraîne « de l’hésitation dans l’investissement ».

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Chine : les pièges urbains

par Simon Tremblay-Pepin, le 5 septembre 2013 dans la catégorie Développement économique

Billet ChineOn entend souvent parler de la Chine ces temps-ci, en particulier à propos de sa croissance qui perd de son lustre. En général, on présente les ennuis de la Chine comme des fatalités de son développement économique : en plus de la crise récente, cette baisse de croissance viendrait naturellement avec une augmentation des salaires et l’apparition d’une classe moyenne. Des articles récents nous permettent de dépasser, cette première interprétation et de nous concentrer sur deux problèmes surtout liés à l’urbanisation.

Les migrant.e.s et les hukou

Comme partout, le développement de la Chine se construit à coup de migrations, particulièrement d’exode rural. Passer de la campagne à la ville est le geste premier pour s’intégrer dans l’économie productive. On parle ici de 263 millions de personnes qui ont procédé à cette migration. C’est 20% de la population totale du pays, mais c’est aussi l’équivalent de huit fois la population canadienne.

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Une petite dose du poison grec, peut-être?

par Simon Tremblay-Pepin, le 8 avril 2013 dans la catégorie Finances publiques

DrapeauGrecAutéritéBenjamin Coriat et Christopher Lantenois, deux économistes membre du Collectif des économistes atterrés, ont récemment publié la deuxième partie d’une étude sur la crise grecque. Non seulement cette étude permet de rendre claire chacune des étapes traversées dans cette histoire compliquée, elle permet aussi aux auteurs de souligner le caractère idéologique des choix exercés par l’Union Européenne (UE), la Banque Centrale Européenne (BCE) et le Fonds Monétaire International (FMI) dans leurs interventions conjointes en pays hellène. Cet aveuglement doctrinaire n’est pas sans rappeler quelques récentes interventions publiques de ministres bien de chez nous.

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Les dettes souveraines : légitimes ou illégitimes ?

par Louis Gill, le 7 janvier 2013 dans la catégorie Finances publiques

La dette souveraine est la dette publique d’un pays. Elle comprend les engagements financiers de l’ensemble des administrations publiques : gouvernement central et gouvernements de paliers inférieurs, comme ceux des provinces, des territoires et des municipalités. On établit le poids relatif d’une dette en la mettant en rapport avec la taille de l’économie, mesurée par le Produit intérieur brut (PIB).

Expression manifeste d’une croissance mondiale artificielle propulsée par l’endettement, les dettes souveraines des pays avancés ont considérablement augmenté au cours des trois dernières décennies, passant de 40 % du PIB en 1980 à 72 % du PIB en 2000. Elles atteignaient en moyenne 111 % du PIB en 2012 pour les 30 pays les plus avancés, selon le FMI qui prévoyait alors que ce pourcentage passerait à 114 % en 2015.

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Crise européenne : la bourse ou la vie

par Julia Posca, le 9 août 2012 dans la catégorie Économie financière

La crise dans la zone euro s’étire et les signes d’embellie se font plutôt rares. Ce qui était d’abord une crise des dettes souveraines s’est rapidement transformé en crise sociale. En Espagne et en Grèce, deux pays particulièrement affectés par la crise, le taux de chômage atteint des niveaux catastrophiques (respectivement 24,8% en juin 2012 et 22,5% en mai 2012), les services publics sont démantelés, des familles perdent leur logement. Même la culture, selon la communauté artistique espagnole, est menacée par le régime de minceur que s’impose le gouvernement.

Évidemment, les risques pèsent sur l’ensemble des pays de la région étant donné l’union monétaire qui lie une majorité d’entre eux. Le spectre toujours présent d’un défaut de paiement de la Grèce continue par exemple de hanter les dirigeants européens, qui ne partagent pas toujours les mêmes vues sur la voie à emprunter pour sortir de l’impasse.

Parmi les solutions envisagées, deux positions dominent. La première avenue est celle de l’austérité budgétaire. Les pays européens doivent diminuer le poids de leur endettement s’ils souhaitent retrouver la voie de la croissance. Les agences de notation, qui évaluent la « performance financière » des États, prônent la plupart du temps cette solution, tel qu’en fait foi la décision récente de Standard and Poor’s de ne pas abaisser la cote de crédit de l’Espagne en reconnaissance de ces efforts de « réformes fiscales et structurelles ». (Lire la suite…)

La montée des technocrates

par Guillaume Hébert, le 19 mars 2012 dans la catégorie Finances publiques

Ce n’est pas d’hier que les tenants de la droite libérale font la promotion de traités économiques entre les nations qui limitent considérablement le champ d’action des pouvoir publics dans la société.

Mais jusqu’à présent, en Occident, ils s’étaient abstenus de faire et défaire des gouvernements comme ils l’ont fait ces derniers mois en Grèce et en Italie. Dans ces pays, la démocratie s’est inclinée devant une autre forme de légitimité, la technocratie, soit le pouvoir qui repose sur la maîtrise de la technique.

Et de nos jours, maîtriser la technique, c’est connaître les marchés financiers et en être très proche.

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Harper et Cameron : deux irréductibles partisans de l’austérité

par Bruce Campbell, le 12 mars 2012 dans la catégorie Finances publiques

Le mois dernier, les âmes-sœurs conservatrices Stephen Harper et le premier ministre britannique, David Cameron, sermonnaient les dirigeants de la zone euro à Davos, en Suisse, leur expliquant comment se ressaisir. Comme ils le font depuis la rencontre du G20 à Toronto, les deux prêchaient l’austérité fiscale pour résoudre misères économiques de l’Europe et du monde.
Les deux sont des partisans de l’«austérité expansionniste», une doctrine qui soutient que la réduction agressive du déficit à l’aide de coupures dans les dépenses, est un pré-requis essentiel pour restaurer la confiance des entreprises et des consommateurs, et par conséquence, la croissance et la création d’emplois.

Le gouvernement de Cameron a commencé sa campagne d’austérité —la plus draconienne depuis la Seconde Guerre mondiale— au milieu de l’année 2010. Selon le National Institute of Economic and Social Research, la performance économique britannique jusqu’à maintenant est en fait pire qu’elle ne l’était durant la Grande Dépression.
D’antan, le rendement global avait, à la quatrième année de crise, regagné son sommet pré-1929. Cette fois, il demeure encore très loin. À la fin de l’année 2011, le PIB était encore 3,8% sous son niveau d’avant la crise. L’économie britannique s’est en fait contractée dans le dernier trimestre de 2011, et l’on prédit qu’elle replongera en récession en 2012. De plus, le fardeau de sa dette continue d’augmenter.

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Danger: austérité

par Pierre Beaulne, le 5 mars 2012 dans la catégorie Finances publiques

Les politiques d’austérité budgétaire mises en œuvre par plusieurs gouvernements dans le but de contrer la hausse de l’endettement public suite à la crise financière et économique de 2008-2009 ont plutôt pour effet de freiner l’élan de la reprise et d’alimenter une spirale récessionniste à l’échelle planétaire. Bilan : non seulement l’état des finances publiques continue-il à se détériorer, mais le chômage se répand tandis que les crises sociales et politiques éclatent un peu partout.

En effet, ces politiques sont le contraire des politiques de stimulation. Elles consistent à couper dans les dépenses publiques, tout en augmentant les prélèvements fiscaux. Comme la saignée dans l’ancien temps, ces politiques retirent des ressources du circuit économique, affaiblissant un patient déjà anémique. La contraction économique qui en résulte fait en sorte que les ratios d’endettement continuent à augmenter et que les cibles budgétaires ne sont pas atteintes. Cette situation appelle de nouvelles mesures de rigueur, et ainsi de suite, jusqu’à la ruine collective, comme en Grèce.

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Où s’en va l’Union Européenne?

par Simon Tremblay-Pepin, le 27 février 2012 dans la catégorie Finances publiques

La crise économique et politique qui frappe la Grèce est intimement liée à l’avenir de l’Union européenne (UE). Présentée comme la première grande crise que traverse l’union, sa résolution est d’autant plus importante qu’elle pourrait devenir le modèle duquel s’inspirer pour régler les prochains chamboulements. Deux questions de fonds ressortent : doit-on sortir la Grèce de l’euro? À quel point l’Union Européenne devrait-elle pousser son intégration politique?

Acropolis, adieu?

Nombre de commentateurs (par exemple : ici et ) affirment qu’il faut maintenant que la Grèce quitte l’euro. Les arguments tiennent surtout sur deux volets, un moral, l’autre économique. L’argument moral soutient que les Grecs abusent de l’aide européenne qui vient, au final, payer pour des années de dépenses inconsidérées. Oui, diront ceux-là, les Grecs ont en partie été victimes de gouvernement corrompus, mais ils les ont tout de même élus ces gouvernements, alors ils doivent faire acte de contrition et payer pour les pots cassés.

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