Peu avant les fêtes, le Conseil supérieur de l’Éducation du Québec a entamé, à la demande du ministère de l’Éducation, une consultation qui portait sur la pertinence d’ajuster les mécanismes d’assurance-qualité en éducation de la province, le tout dans un délai accéléré qui dénote un empressement peu commun de la hiérarchie. Le concept « d’assurance-qualité » est peu connu, même chez les universitaires, mais il n’en s’agit pas moins d’un dispositif important lié à la reconversion commerciale des systèmes d’enseignement nationaux.
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Le magazine Time a décrété que la personnalité de l’année 2011 était le protester (le manifestant) . La page couverture du magazine est on ne peut plus claire, on y évoque les manifestant-es de Wall Street, du printemps arabe, de la Grèce et de Moscou. Dans son édition du week-end des fêtes, Le Devoir allait dans le même sens en nommant « l’Indigné » comme personnalité de l’année. Le texte du Time nous prévient que s’il y a des manifestant-es depuis des lunes, ceux de cette année ont une toute autre efficacité et, en plus, n’ont pas les mêmes référents idéologiques :
All over the world they are criticized by old-schoolers for lacking prefab ideological consistency, which the protesters in turn see as a feature rather than a bug. Miral Brinjy, a 27-year-old blogger and TV-news producer who grew up in Saudi Arabia and arrived in Tahrir Square on the first day of protests 11 months ago, doesn’t presume to have a precise picture of the new Egyptian government and society she envisions, but as she told me in Cairo last month, « I know what I don’t want. »
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En avril dernier, François Legault lançait la plate-forme de sa Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) en matière d’éducation. La troisième initiative de ce « manifeste » porte sur le domaine universitaire et vise à augmenter la performance du réseau et à créer des pôles de recherche d’excellence. L’objectif de M. Legault est de, sans surprise, faire des universités québécoises des moteurs de la croissance économique à l’époque de l’économie du savoir.
Pour y arriver, les documents de la CAQ proposent l’introduction d’une forme de modulation des droits de scolarité en fonction de la « rentabilité » des programmes d’études et d’instaurer des contrats de performance fixant des objectifs d’efficacité aux universités. Le but de ces mesures est assez simple : révéler, par un mécanisme de prix, la vraie valeur de l’éducation et lutter contre une bureaucratie universitaire jugée inefficace et trop nombreuse. Le problème c’est que les solutions « Legault » existent déjà, sont déjà mises en œuvre – soit au Québec ou ailleurs dans le monde – et qu’elles ne règlent rien du tout, bien au contraire.
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Dans son document sur l’éducation, François Legault, ancien ministre péquiste de l’éducation, propose un nouveau « pacte » avec le corps enseignant du primaire et du secondaire du Québec.
D’abord, des « cadeaux » : augmentation de 20% des salaires et autonomie sur les méthodes pédagogique (est-ce un désaveu de la réforme qu’il a lui-même participé à mettre en place?). Mais ces cadeaux doivent êtres mérités, car c’est en fonction de la « performance » que les enseignant-es obtiendront, ou non, ces augmentations.
Et comment diable mesure-t-on la performance d’un-e enseignant-e?
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