Nous avons reçu plusieurs réactions à propos de notre analyse sur la comparaison de la charge fiscale nette des contribuables au Québec, au Canada et aux États-Unis. Alain Dubuc, Francis Vailles, Youri Chassin et Jean-Claude Cloutier ont contesté nos résultats de diverses façons. Avant que ces critiques ne viennent nous avions tenté d’éclairer certaines confusions répandues par un billet de blogue. Depuis, nous avons répondu en partie (l’espace offert étant tellement mince!) à MM. Dubuc et Vailles. Par ce billet nous voulons aller plus en profondeur sur les diverses critiques qui nous sont formulées et qui, à notre avis, ratent leur cible et ne semblent pas comprendre notre propos.
Nous voulons ici nous concentrer sur deux accusations qui nous sont faites. La première nous accuse d’avoir une définition limitée de la fiscalité au Québec, entre autres parce que nous n’avons pas inclus les taxes et tarifs dans la comparaison. Ensuite, nous souhaitons nous pencher sur le ratio entre le niveau d’imposition des particuliers et le produit intérieur brut, une méthode de calcul des niveaux d’imposition qui a été présentée comme plus porteuse que celle que nous utilisons.
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Le gouvernement tiendra bientôt une commission parlementaire sur la réglementation du prix du livre au Québec. Cette proposition vise à baliser pendant les neuf mois suivant sa parution la capacité des détaillants de réduire le prix d’un livre. Les tenants de cette option – chez qui on retrouve des éditeurs, des distributeurs, des libraires et des auteurs – soulignent qu’elle permettra d’assurer tant la diversité des publications au Québec que la survie des petites et même grandes librairies. L’Institut économique de Montréal (IEDM) a récemment publié une note économique pour s’opposer à cette politique et Alain Dubuc, chroniqueur économique à La Presse, a aussi émis de sérieux doutes à son endroit. Qui a raison dans cette joute? Analysons la question à partir de deux angles : le prix des livres et la survie des librairies.
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Ce billet est le troisième d’une série sur la question du pétrole. Alors que dans notre dernier texte nous nous sommes penchés sur les effets environnementaux du développement de cette ressource, celui-ci traitera des acteurs qui participent à créer un faux sentiment d’urgence lié au développement du pétrole au Québec et des acteurs qui en bénéficieront.
Petit historique de pétrole d’Anticosti
Afin de bien comprendre les enjeux autour de l’exploitation des ressources naturelles pétrolières de l’île d’Anticosti, il semble important de faire l’historique qui a mené à l’exploration et l’exploitation du pétrole par Gastem et Pétrolia. Cela nous permettra de bien comprendre comment le pétrole est passé d’une ressource que le gouvernement voulait développer pour les Québécois-es à une ressource appartenant à des intérêts privés.
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L’Institut économique de Montréal (IEDM) a publié mardi dernier une note économique qui suggère que le système de santé allemand montre que « la participation du secteur privé et la recherche du profit » va de pair avec une meilleure qualité et efficacité des soins. L’auteur du document, Frederick Cyrus Roeder, vante le système de santé à deux vitesses de l’Allemagne.
Parmi les avantages présumés du modèle allemand, la note mentionne la compétition entre les hôpitaux et le financement à travers le financement par activité, la pression qu’exercent dans les hôpitaux privés les investisseurs dans l’attente de rendement, les emprunts par les établissements hospitaliers sur les marchés financiers, etc. Pour l’auteur, ces caractéristiques se traduiraient par des gains d’efficacité au sein du système privé et public.
Malheureusement pour l’IEDM et autres croisés du privé, on pouvait lire hier dans les pages du Devoir que le système de santé du Canada fait plutôt bonne figure au sein d’une liste de 27 pays l’OCDE étudié par le chercheur de santé publique Éric Tchouaket dans le cadre de sa thèse de doctorat.
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On ne peut éliminer le déficit public par la seule augmentation de l’impôt des plus fortunés. C’est la conclusion à laquelle arrive la plus récente publication de l’Institut économique de Montréal (IEDM), rédigée par son président-directeur-général, Michel Kelly-Gagnon. Les gens fortunés feraient d’ailleurs leur part, comme ils paient 12% des impôts alors qu’ils ne représentent 0,5% de la population ajoute la note économique.
Penchons-nous sur ces arguments pour voir s’ils tiennent la route. (Lire la suite…)
Depuis quelques jours nombre d’interventions se portent à la défense de la finance ou du capitalisme, rappelant qu’ils sont synonymes de liberté et de démocratie. Que ce soit Michel Kelly-Gagnon dans les pages de La Presse, Nathalie Elgrably dans celles du Journal de Montréal ou Marcel Boyer sur les ondes de Radio-Canada le message est le même : en dehors de quelques erreurs et de quelques pommes pourries, le système capitaliste fonctionne bien en général et vouloir y apporter des changements mènerait inéluctablement au totalitarisme nord-coréen. Ces affirmations sont fondées sur trois arguments fallacieux.
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